L'Agriculteur Charentais 15 janvier 2015 à 08h00 | Par laurence Guilemin

Lutte : Hennessy à l’assaut des maladies du bois

Face aux pertes de récoltes liées aux maladies du bois, la maison Hennessy lance un appel à projet, pour 600 000 €.

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Les pertes de récolte imputables aux maladies du bois sont estimées à environ 15 % du potentiel du vignoble de cognac.
Les pertes de récolte imputables aux maladies du bois sont estimées à environ 15 % du potentiel du vignoble de cognac. - © B.Compagnon

Trouver des solutions pour lutter contre les maladies du bois. Le projet est ambitieux, à l’image du budget consacré : 600 000 E, sur trois ans. C’est la mission que vient de lancer Hennessy, le 15 décembre, via un appel à projet de recherche appliquée de d’innovation intitulé «Recherche de solutions appliquées pour lutter contre les maladies fongiques du bois de la vigne». Avec l’interdiction d’utilisation l’arsénite de sodium, les maladies du bois sont légion au sein du vignoble. Hennessy rappelle que «les pertes de récolte imputables aux maladies du bois augmentent d’année en année depuis 10 ans. Elles sont estimées aujourd’hui à environ 15% du potentiel du vignoble de cognac.» Pour l’entreprise, «ce constat rentre assez clairement en contradiction avec les perspectives de développement de la filière à moyen terme ( Business plan Cognac commandité par l’interprofession) et celles affichées par la maison Hennessy depuis plusieurs années.»

Esca et botryosphaeria dieback
Tout est clairement défini  dans cet appel à projet : «les projets devront tout d’abord permettre d’acquérir de nouvelles connaissances sur les différents facteurs impliqués dans les maladies fongiques du bois de la vigne et notamment l’Esca et Botryosphaeria dieback . Il s’agira plus particulièrement de comprendre comment l’interaction de ces facteurs peut conduire à des situations très contrastées pour l’expression des symptômes foliaires et la mortalité et de proposer des solutions pour y remédier» explique-t-on chez Hennessy. Les recherches proposées pourront mettre l’accent sur un ou plusieurs facteurs, comme le matériel végétal (état sanitaire, cépage, porte-greffe) ; la composition, le fonctionnement et la dynamique du microbiote à l’intérieur des ceps ; les capacités de la vigne à limiter les effets négatifs des microorganismes associés aux maladies fongiques du bois de la vigne sur la puissance végétative et la quantité de bois fonctionnel.

Lire la suite dans notre édition du 16 janvier

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Quinze des 29 projets agricoles déposés par les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont d’ores et déjà été jugés «éligibles» à la signature de conventions d’occupation précaire (COP), a annoncé le 14 mai le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. Pour les autres projets, «nous avons encore besoin de temps pour continuer à les examiner», soit en raison de dossiers incomplets, soit du fait de conflits d’usage avec d’autres exploitations agricoles, a ajouté le ministre.

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