L'Agriculteur Charentais 31 juillet 2014 à 08h00 | Par GR

Lutte : Indésirable orobanche dans les colzas

Depuis une quinzaine d’année, l’ orobanche se développe dans les parcelles de colza de la région. Les moyens de lutte ne sont pas à la hauteur des enjeux de sa prolifération.

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Jean-Marc Renaudeau pointe de la main un pied d’orobanche, sur une de ses parcelles d’essais de colza résistantes, avec Mathieu Godet et Christophe Jestin, du Cétiom.
Jean-Marc Renaudeau pointe de la main un pied d’orobanche, sur une de ses parcelles d’essais de colza résistantes, avec Mathieu Godet et Christophe Jestin, du Cétiom. - © agri79

L’orobanche ? «Un fléau», selon le Cétiom. Dans les parcelles de Jean-Marc Renaudeau, à Saint-Rémy, le centre techniques présentait les moyens mis en œuvre pour combattre ce parasite invasif observé dans 1 000 parcelles soit un tiers des 150 000 hectares de colza en Vendée et Poitou-Charentes. Mais elle est également présente dans des parcelles de lin, tournesol, soya, tabac et melon.Son expansion dans les terres de Jean-Marc Renaudeau, à Saint-Rémy (79), date d’une quinzaine d’année. Plus particulièrement «sur des terres caillouteuses», explique-t-il. Mais selon, Christophe Jestin, chargé d’études au Cétiom, «pour l’instant on ne peut en conclure qu’il y a un lien avec le pH.»«Il faut s’adapter», poursuit Jean-Marc Renaudeau qui lui attribue des pertes de rendement d’un tiers alors qu’elles peuvent compromettre jusqu’à 100% de la récolte. Car pour l’instant les moyens de lutte peuvent sembler dérisoires. Ils consistent d’abord à décaler les semis de colza de cinq à dix jours, soit au début septembre. De cette façon, le colza peut donner tout son potentiel sans être trop pénalisé. Il est aussi conseillé d’utiliser un semoir monograine et le binage qui permet au colza d’être «plus vigoureux», «plus apte à résister» à ce parasite qui produit un suçoir qui se fixe sur la racine du colza pour en pomper la sève et ses nutriments.

Lire la suite dans notre édition du 1er août

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A la fin juillet 2018, le cumul sur douze mois du nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs d’activité confondus) s’est élevé à 53 000, soit une baisse de 4,7 % sur un an, indique la Banque de France dans un communiqué un 11 octobre. «Les secteurs de l’agriculture, des activités immobilières et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur douze mois (respectivement - 10,6 %, - 6,8 % et - 6,6  %).» Les défaillances diminuent aussi dans la construction (- 6,4 %) mais elles augmentent dans les transports et l’entreposage (+ 8,7 %).

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