L'Agriculteur Charentais 27 mars 2013 à 17h53 | Par Laurence Guilemin

Maladies du bois - Préoccupation des viticulteurs bio

Au coeur des discussions de l'assemblée générale des viticulteurs bio des Charentes

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Une assemblée générale dynamique pour les viticulteurs bio
Une assemblée générale dynamique pour les viticulteurs bio - © A-C
Fin janvier, à la Chambred'agriculture de Jonzac, lorsde son assemblée générale Vitibio,(Association des viticulteursbio des Charentes) avaitrevêtu sa blouse blanche dedocteur ! Les maladies étaientau coeur de cette rencontre.Des prospections pour laflavescence doréeSon président Lionel Pelletiern' a pas manqué de citer enexemple la journée de prospectionscollectives pour de laflavescence dorée. «45 personnesont prospecté sur 380ha. Pour 2013, notre souhait estde couvrir l'ensemble des surfacesbio». Le président invited'ailleurs tous les viticulteursdans cette démarche tout enmettant en avant, la gratuitéde cette opération. «Collectivement,nous n'avons rien àpayer. Mais, il est possible dansles années à venir que des entreprisesprivées effectuent cetteprospection si nous ne le faisonspas. Alors mobilisonsnous !»Maladies du bois,comment en sortirEn invitant, en consultation,Philippe Larignon, de l'InstitutFrançais de la Vigne et duVin, Lionel Pelletier voulaitévoquer les maladies du boisen viticulture bio et commenten sortir. Un groupe nationalmaladies du bois, impliquantles principaux organismestechniques et de recherche etreprésentant les différentesrégions viticoles françaises aété constitué suite au retrait del'arsénite de sodium en novembre2001. Ce groupe, coordonnépar l'Institut Françaisde la Vigne et du Vin, a pourobjectif d'aider la viticulture àsortir de cette impasse technique.«Un suivi du réseaud'observation a été réalisé sur29 parcelles en Charentes (dont8 suivies par la Chambre d'Agriculturede Charente-Maritimeet 4 par celle de Charentes). Ilpermet de suivre l'évolution desmaladies du boiss. Par ailleursdes essais sont mis en place : ils'agit d'étudier l'incidence desdifférents modes d'établissementet de taille sur l'extériorisationdes maladies, Le traitement àl'eau chaude avant greffage estaussi une piste» explique enpréambule Michel Girard,technicien viticole à la Chambred'agriculture.Trois maladies auxbiologies très différentesTrois maladies du bois affectentparticulièrement la vigne: l'eutypiose, l'esca et le blackdead arm (BDA). Philippe Larignona évoqué les axes derecherche. «On peut agir directementsur les champignons enévitant la propagation par lematériel végétal. Il faut bienconnaître le cycle biologique deschampignons. On peut aussiagir sur la plante pour limiterles expressions foliaires.»En pépinière, les champignonsse propagent par le matérielvégétal, et se multiplient aucours du processus de fabricationdes plants. Les infectionsse réalisant soit au coursde la stratification soit lors del'élevage de plants. «Désinfecterle matériel végétal permetd'éviter la contamination. Desessais ont été menés avec destraitements chimiques et bio,mais, nous n'avons pas eu derésultats satisfaisants. Seul letraitement à l'eau chaude semblesatisfaisant, mais pas suffisamment.Il élimine certainschampignons, mais pas tous.»Philippe Larignon a tenu à préciserque «personne ne peutaffirmer que des plants infectésen sortie de pépinière vontmanifester plus rapidement les symptômes des maladies dubois.»Une piste de lutte : leseffets partielsLa recherche se poursuit. Oncommence à mieux connaitreles biologies des différentschampignons responsables deces trois maladies. Aucun produitchimique, bio ou de synthèsen'est efficace. Il est préférabled'envisager laconjonction d'effets partiels :le traitement à l'eau chaudepour certains champignons,l'adaptation des techniques detaille, le suivi des pépinières...L. GUILEMIN

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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