L'Agriculteur Charentais 19 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Manif : Eclairer la lanterne agricole dans le brouillard épais de la PAC

A la mi-février les règles de la nouvelle PAC restent floues. JA et FNSEA 17 réclament un rapide ajustement.

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- © AC17

Dans le brouillard qui règne aujourd’hui sur les dispositions de la PAC 2015, il fallait bien à un moment donné un coup d’antibrouillards. Les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA 17 l’ont fait en invitant sur l’exploitation de Didier Boursiquot, à la Vallée, mercredi dernier la préfète et la DDTM. Dialogue franc, direct, où Béatrice Abollivier notait remarques, disfonctionnements, incertitudes. «Il y a trop de points, et pas des moindres, qui ne sont pas réglés» soulignait Jean-Philippe Chollet, le président des JA 17 «et à quelques semaines de remplir la déclaration PAC, nous ne savons pas comment faire. C’est grave. Nous voulions leur faire voir les aberrations de cette future PAC : c’était l’occasion d’avoir des réponses…» Il est rejoint sur cette vision par François Avrard, le président de la FNSEA 17 : «il suffit de prendre des exemples DPB surréalistes, nouvelles règles de déclaration PAC, verdissement, conditionnalité, aides aux vaches allaitantes. Et en dépit des réunions, nous sommes loin de finaliser l’intégralité des questions en suspend en matière de mise en œuvre de la PAC.» Stéphane Le Foll annonçait qu’elles seraient réglées pour le prochain  salon, toujours est-il que la trentaine d’agriculteurs présents fourmillent de points précis pour dire qu’il manque une situation, un critère ou trop, que le basculement d’une PAC existante à une autre n’a pas été préparé. Ils mettent aussi en avant une administration tatillonne dans le passé qui pourrait prendre prétexte de ce flou pour ne pas finaliser des dossiers PAC. Mais des «réponses concrètes» telles que les entend la FNSEA 17 et les JA 17, point. La préfète, logée à la même enseigne, attend les «directives» du ministère et même tire son chapeau aux agriculteurs devant la complexité des dossiers. Habituée au dialogue direct avec les agriculteurs, elle reconnaît, implicitement, que le flou demande à être dissipé. Jean-Philippe Chollet ajoute : «la nouvelle PAC devait rétablir un certain équilibre pour les éleveurs. On voit aujourd’hui qu’en définitive, ils perdraient de l’argent. La PAC n’est pas l’effet annoncé.»

Lire la suite dans notre édition du 20 février avec la rencontre de la FNSEA Poitou-Charentes avec la préfète de Région

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32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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