L'Agriculteur Charentais 06 novembre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Manif : Ils veulent vivre de leur métier

Devant la DDTM à La Rochelle, 300 manifestants clament leur ras-le-bol de la sur-administration «stérile», «improductive» et sclérosante.

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Manifester la lassitude du monde agricole, celle des formalités administratives, celle d’être les éternels bouc émissaires de la pollution, celle des contraintes entraves à l’entreprise, celle de la non écoute, de la non-concertation, celle des promesses non tenues. La liste était très longue des «revendications» que portaient les 300 manifestants réunis, avec tracteurs et bennes à lisier, devant la DDTM de La Rochelle. Une lassitude qu’ils ont même du mal à exprimer tant sont grands les motifs de mécontentement, de non reconnaissance. «Ras-le-bol», «la coupe est pleine» «trop c’est trop» étaient sur toutes les lèvres. Un coup de gueule supplémentaire, à la mouvance d’un mot d’ordre national, pour quand même le dire. Pour clamer que l’on «veut vivre de son métier», que l’économie agricole va mal, coincée entre prix bas et embargo russe, entre les directives, les «contraintes administratives», les contrôles. Face à une DDTM désertée, muette, protégée par les CRS, des agriculteurs calmes, mais révoltés de tant «d’acharnements» à museler leur volonté d’entreprendre.

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Manger français

Jean-Jacques Gaucher veut quand même être positif dans la litanie des revendications de la journée d’action FNSEA-JA. Et il a trouvé une piste. Le «produire français, manger français » est de ceux-là. La FNSEA 17 est allée vérifier dans les restaurants d’entreprises ou les cantines : « globalement, il y a une volonté d’aller dans ce sens. Mais il faut accentuer le mouvement ! Car rien ne sert de produire, si un, nous ne répondons pas à la demande, deux, si nous n’avons pas de débouchés.» Il prend pour exemples le cas KFC dans l’impossibilité de s’approvisionner sur le sol français ou l’effort entrepris par le Département pour fournir du local aux collèges. «Manger français reçoit un écho favorable. Les circuits courts ont du succès. Il faut maîtriser cela et ne pas avoir un développement anarchique. Nous souhaitons que les centrales d’achat revoient leur politique. Dans les mois qui viennent, nous devons faire évoluer ces pistes : comment nous, producteurs, pouvons-nous répondre à la demande ? Mais il faut avoir une pression. Il faut savoir leur dire nos coûts de productions, le coût des normes que nous devons respecter. Le prix doit en tenir compte.» La volatilité des cours devrait être selon lui maîtrisée.


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