L'Agriculteur Charentais 31 décembre 2014 à 08h00 | Par Fabienne Lebon

Manifestation : 150 chevriers réclament 4 centimes de plus pour faire le bon compte

Près de 150 éleveurs caprins du Poitou-Charentes, de Vendée et de Dordogne sont venus à Ruffec

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Des représentants des six syndicats caprins de Poitou-Charentes, Dordogne et Vendée étaient présents, aux côtés des syndicats agricoles généralistes.
Des représentants des six syndicats caprins de Poitou-Charentes, Dordogne et Vendée étaient présents, aux côtés des syndicats agricoles généralistes. - © VC

La Fresyca (fédération régionale des syndicats caprins Charentes-Poitou-Vendée) espérait au moins 200 manifestants pour sa manifestation devant la Scachap jeudi 18 décembre. Si ce nombre n’a pas été totalement atteint, la Fresyca a au moins réussi à fédérer tous les syndicats agricoles autour de son action du jour.  «C’est vrai que cette unité syndicale est rare à obtenir, mais notre revendication et notre avertissement aujourd’hui à l’égard de la GMS vaut aussi pour bien des filières agricoles» confie François Bonnet, président de la Fresyca. Pour ce qui est des éleveurs caprins présents, il s’agissait de réclamer une revalorisation du prix du lait de chèvre de 4 centimes d’euro par litre. Et «4 cents, franchement, ce n’est pas grand-chose pour que tout le monde puisse vivre» revendique Stéphanie Kaminski, présidente du Syndicat caprin de Dordogne, venue avec une dizaine d’éleveurs. «Notre département, où la laiterie H. Triballat (Rians) et la coopérative Terra Lacta collectent, s’aligne sur les prix pratiqués en Poitou-Charentes ; d’où la raison de notre participation aujourd’hui». D’autres éleveurs sont venus d’encore plus loin : de Vendée. Aux côtés de Mickaël Blanchard, président du Syndicat caprin de Vendée, Claude Sacré, vice-président, évoque la difficulté des reprises d’exploitation par des jeunes. Un communiqué diffusé par les Jeunes Agriculteurs fait état de cet empêchement à «s’installer dans des conditions pérennes. La sortie de crise devrait être accompagnée par les banques, mais les porteurs de projets ont du mal à trouver des financements. Nous voulons conforter les installations nouvelles en attribuant des aides et des garanties spécifiques pour les jeunes. Il ne s’agit pas seulement de développer les volumes, il faut créer un contexte favorable pour les candidats à l’installation». On en est encore loin, puisque François Bonnet témoigne de «200 arrêts d’activité recensés en Poitou-Charentes, ces trois à quatre dernières années».

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