L'Agriculteur Charentais 10 avril 2013 à 18h17 | Par Bernard AUMAILLEY

MARAIS - Instaurer des contrats de marais

L’Union des syndicats de marais poursuit ses travaux, via son bureau d’études et sa régie, mais souhaite baliser le terrain.

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Pour le président, Bernard Drapeau, «il faut renforcer les moyens».
Pour le président, Bernard Drapeau, «il faut renforcer les moyens». - © A-C

Classique. Ou presque. La soixantième assemblée générale de l’Unima, vendredi dernier à Saintes ne déroge pas aux précédentes : gestion, entretien, zones humides c’est toujours son fonds de commerce. Et ce n’est pas son président Bernard Drappeau qui démentira : «petit résumé, vaste programme» lançait-il, avant d’en détailler le menu. Il pose plus de questions et laisse le quotidien de l’union des marais, de sa régie ou de son bureau d’études apporter la «bonne réponse.» Que deviendra la gestion de l’eau puisque l’établissement public du marais poitevin en veut la compétence ? Quel avenir pour les fossés à poissons des marais saumâtres de la Seudre ? Quel niveau idéal pour les marais doux de bordure de Charente de la presqu’île d’Arvert ou des bords de Gironde ? La suspension des autorisations autour des retenues d’amenée et du barrage de Saint Savinien se dissout dans la lenteur de l’administration. Que deviennent les fonds de vallée ? Stop ! Pas vraiment. Bernard Drappeau ne dresse pas un inventaire, mais amène les problématiques qui se font jour au sein de l’Unima. Ces «montées en puissance» des «choses à réaliser» que Michel Lacouture passe en revue : des chantiers de réfection des ponts en marais, au reprofilage des canaux, aux techniques ultrasophistiquées pour détecter les réseaux d’eaux pluviales en passant les semis sur les berges refaites. «Mieux gérer l’eau, c’est avant tout entretenir, maintenir en état de bon fonctionnement hydraulique tous les écours, tous les ouvrages fixes ou mobiles» indique Bernard Drappeau «ce sont seulement le maintien, voire l’amélioration de ces systèmes hydrauliques qui sont garants d’une capacité de gestion appropriée.» Abandonner, c’est reculer.
«Le marais a toujours évolué en se transformant» ajoutait-il «sous la contrainte économique. Mais les temps ont changé.» Znieff, Zico, Grenelle( s), Sage(s), Papi et autres Natura 2000 viennent «régir» le marais. Le contexte change : organisme unique, syndicat de l’eau, nouveaux syndicats de marais. «Il faut que l’Unima apporte sa réponse.» Mais trop c’est trop et son président introduit la notion de «réunions efficaces» proposant de laisser celles en creux qui ne le seraient pas. Il donne donc les grandes lignes d’une gouvernance : contractualisation comme moyen de formalisation, recueil de principe de gestion révisé en fonction du climat en plus des dates administratives, isolement hydraulique des parcelles où seront négociés des accords qui laisseront indépendant la gestion des réseaux syndicaux. Présente dans la reconstruction des défenses à la mer, aux côtés du Conseil général, l’Unima n’en éprouve pas moins l’exiguïté de ses finances. Michel Lacouture ne l’a pas caché devant les présidents des syndicats de marais : la situation est difficile et l’activité intense. Le programme que son président juge «ambitieux » est assorti d’une quête d’efficacité et d’efficience. «Ces solutions ont des limites et il nous faudra, comme pour le réseau, renforcer nos moyens.» L’aide Conseil général est plus que précieuse, même si de son côté il est amené à la réduire. Luc Servant soulignait l’importance des missions de l’Unima aux côtés des maraîchins et souscrivait aux souhaits de rendre plus efficientes les multiples réunions. Il concluait «lorsque l’on voit toute cette eau qui part en hiver et au printemps…» Il rebondissait sur l’idée d’un contrat de marais, dans un gagnant-gagnant.

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