L'Agriculteur Charentais 30 janvier 2014 à 08h00 | Par Catherine Longueville - Bernard Aumailley

Marais mouillé - La coupe déborde, qui est responsable ?

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- © CL

Des deux côtés de la route de Maillé, à La Ronde, un paysage identique. Des étendues d’eau stagnent sur les prairies. Luc Lucas et son fils Simon, Laurent et Fabien Baudin constatent amers l’inondation des leurs prairies. 50 ha pour Luc, 80 ha pour Fabien. Dans ce secteur de marais mouillé bordé de canaux et proches de la Sèvre niortaise, ce ne sont pas uniquement les pluies de décembre et de janvier qui en sont la cause. L’eau provenant des bassins versants et charriée dans la Sèvre niortaise et dans les canaux ne vont pas à la mer, pourtant si proche. En cause le manque d’ouverture régulière de la Porte-Pont du Braud, que l’on dit faite pour conserver un niveau d’eau suffisant pour les voiliers amarrés dans le port de Marans. En cause, le désir non dit publiquement de rehausser les niveaux d’eau dans le territoire de l’établissement public du Marais Poitevin, maintenant gestionnaire des niveaux d’eau, via le SDAGE Sèvre niortaise, testé… cette année. Les niveaux actuels détruisant, selon l’avis expert des agriculteurs, les prairies, déstructure le sol, modifie la flore, moins de légumineuses, plus de joncs et de roseaux. Des prairies pourtant nécessaires au maintien de l’élevage en marais. Monter le niveau des eaux n’est pas la solution au regard des crues, de leur écoulement et des digues des marais desséchés, si difficilement entretenus. La mise en culture d’un certain nombre de ces terres aujourd’hui noyées va poser problème dans quelques semaines. Une première action avait conduit à obliger le gestionnaire de la porte de Braud à ouvrir. Mercredi dernier, à la Ronde, nouvelle réunion, entre agriculteurs maraichins pour redire l’opposition à de tels niveaux d’eau.

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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