L'Agriculteur Charentais 29 octobre 2015 à 08h00 | Par Thierry Michel

Marc Pagès : «Nous sommes déçus par ces annonces sur la cancérogénicité des viandes rouges»

Directeur général d'Interbev

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- © INTERBEV – X. GRANET

La revue scientifique Lancet Oncology vient de publier une nouvelle étude sur la consommation de viande rouge. Quelle réaction de votre part ?
Suite à la publication de la monographie internationale «Viande rouge et Produits Carnés Transformés» le lundi 26 octobre, l'Interprofession élevage et viande (Interbev) tient à clarifier ces conclusions qui évaluent la cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de produits carnés transformés. Tout d'abord, il ne s'agit pas d'une nouvelle étude scientifique mais d'un jugement d'experts ayant fait un état de l'art d'études existantes. De plus, aucune étude scientifique à ce jour n'a permis d'affirmer qu'un aliment pouvait être à lui seul la cause d'un cancer, une maladie complexe et multifactorielle.

Vous souhaitez une lecture des résultats “remise en perspectives.”Quelles sont-elles ?
Le Centre de recherche international sur le cancer (CIRC) précise bien que leurs propres classifications (NDLR : Le CIRC analyse différentes études pour en tirer différentes catégories de classement) indiquent une cause éventuelle de cancer pas un niveau de risque réel. Ce dernier devrait prendre en compte le niveau d'exposition tel que les quantités consommées, la régularité, le mode de vie... Les niveaux réels de consommation de viande rouge et l'équilibre global alimentaire sont propres à chaque pays. Ils diffèrent donc de pays à pays. Que dit le Fonds mondial de recherche sur le cancer (WCRF) sur la viande rouge ? Il préconise une consommation de viande rouge cuite inférieure à 500 grammes par semaine et par habitant, soit environ 70 grammes par jour. Or, la consommation française moyenne de viande de boucherie (boeuf, veau, agneau, viande chevaline, porc hors charcuterie) est seulement de 52,5 grammes par jour et par personne, selon l'étude du Crédoc sur les Comportements et consommations alimentaires en France de 2013.

Et les éleveurs dans tout ça ?
Nous ne pouvons qu'être déçus par une telle annonce qui met une fois de plus à mal les éleveurs déjà en grande détresse économique et sociale.

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D’après les donnees des contrats d’achat a  finoctobre 2016, les transactions en vrac de vins deFrance SIG et de vins IGP reculent par rapporta  la campagne 2015- 2016 pour les vins rougeset blancs et progressent en roses (apre s unecampagne particulie rement faible). Toutes couleurs confondues, les volumes de ventes sontlege rement inferieurs a  la campagne precedenteen vins AOC avec une stabilite des ventes enrouges et une baisse en blancs et roses.

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