L'Agriculteur Charentais 19 janvier 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Marchés céréaliers : Les futurs blés des terres boréales

Si la température et la pluie changeaient en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan ? Une étude a testé l’hypothèse.

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Ces vingt dernières années, la surface de blé de la Russie évolue entre 20 et 27 Mha , celle du Kazakhstan de 12 Mha et l’Ukraine 6 Mha.
Ces vingt dernières années, la surface de blé de la Russie évolue entre 20 et 27 Mha , celle du Kazakhstan de 12 Mha et l’Ukraine 6 Mha. - © AC

Voilà leurs sols sont «riches et à fort potentiel». Les hausses des rendements de ces dernières décennies le prouvent. Une récente étude du centre d’études et de prospective, via le cabinet d’études BRL Ingénierie, vient d’être publiée. Elle analyse les incidences que pourrait avoir un réchauffement climatique sur les productions végétales de Russie, d’Ukraine et du Kazakhstan. On a donc appliqué deux scénarios climatiques à ces régions. Le premier «modéré» sur la production de blé, le maïs et le tournesol. Conséquence : les productions seraient stables. Le second scénario plus «extrême» ferait chuter les rendements. Les années sèches pénaliseraient le Nord Kazakhstan, le Sud de la Russie européenne et le pourtour de la mer Noire.
Le chiffre est clair : 160 Mt produites dans la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan. 80 Mt exportés. Mais les rendements sont quasi de moitié à ceux enregistrés en Europe de l’Ouest. Alors si le climat venait à changer, qu’est-ce que cela changerait pour ces zones. Un mieux ou un moins ? Si on prend la Russie, plus grand pays du monde 17 Mkm2 plus le Kazakhstan 2,4 M km2, et l’Ukraine 0,6 Mkm2, ce sont 180 Mha de terres noires fertiles. L’Europe, tout compris, ce sont 100 Mha.

Lire la suite dans notre édition papier du 13 janvier

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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