L'Agriculteur Charentais 23 janvier 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

MARCHÉS - «On est des champions…on est des champions !»

La cadence se réduit, mais les expéditions recèlent des promesses à un niveau élevé.

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Jean Bernard De Larquier, chef de la famille viticulture au BNIC, Catherine Lepage, directeur du BNIC et Jean-Marc Morel, président du BNIC.
Jean Bernard De Larquier, chef de la famille viticulture au BNIC, Catherine Lepage, directeur du BNIC et Jean-Marc Morel, président du BNIC. - © Bernard Aumailley

Jean-Marc Morel avant toute chose situe les niveaux : première campagne aussi élevée en valeur, troisième en volume. Comme un air de balayer la rumeur que les marchés du cognac iraient moins bien. «Lorsque les ventes en Chine baissent de 10 % dans une progression de 120 % depuis 5 ans peut-on réellement parler de mauvaise situation ?» lance-t-il en présentation des chiffres de 2013 pour les marchés du cognac. Le président du BNIC met surtout l’accent sur l’adaptation du vignoble cognaçais à la demande des marchés. Le vignoble ne produit qu’à 88 % pour cause de vignes improductives ou manquantes, les hectolitres d’alcool pur risquent de faire défaut dans les marchés du futur. «La récolte cognac est estimée à 659 000 hl A.P. pour l’année 2013, marquée par des aléas climatiques.» Notamment à la floraison et à une maturation tardive. Le rendement est faible (104,74 hl vol/ha) et un titre alcoométrique volumétrique  historiquement bas –le deuxième le plus bas sur 20 ans- pousse ainsi à un rendement en alcool pur à 8,98 hl A.P./ha. Peu au regard des possibilités envisagées par l’interprofession. Un «produire plus» que ne satisfont ni les vignes, ni le climat de ces deux dernières années. Difficile de coller dans ces conditions aux ambitions du «business plan» à 15 ans, suivant à la trace l’expansion des marchés du cognac. «Nous avons fait une année honorable» résume-t-il. «Même si sur les volumes nous reculons de
4 %, mais sur des niveaux historiques en valeur.»

Lire la suite de l'analyse dans notre édition du 24 janvier 2014

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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