L'Agriculteur Charentais 16 janvier 2014 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Marchés - Tous ces Airbus que l’on plante

1,42 milliards d’euros de semences exportées par la France soit l’équivalent de 20 Airbus A320 précise le GNIS. Regards.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AC

Telles sont les valeurs records des exportations de la campagne 2012-2013. Devant les Pays-Bas ou même les Etats-Unis, la France se classe au premier rang mondial des exportateurs de semences. Le solde de la balance commerciale (+26%) atteint 835.8 M€ grâce à un «net ralentissement opéré sur les importations.» Les semences de maïs et de tournesol représentent à elles seules près de 776 M€ soit plus de la moitié des exportations. Le maïs dynamise particulièrement le marché avec une hausse de 125 M€. L’Union Européenne est le premier débouché et représente 70% des ventes. Quant aux exportations vers les pays tiers, elles sont aussi en hausse (+16.5%) avec par exemple une augmentation de 20% au Maghreb. De belles perspectives pour ce marché qui s’étend sur plus de 150 pays, précise la filière.En revanche, les importations françaises de semences ont augmenté de 21.5%. Le solde des échanges reste négatif avec les Etats-Unis (-22.4 M€) et avec l’Amérique du Sud (-38.5 M€). Ces importations permettent à la France d’obtenir des productions de contre-saison (espèces de printemps) nécessaires en cas de mauvais temps.Malgré une année noire sur le plan climatique, les productions de semences françaises en 2013 atteignent 85 à 90% des objectifs. La France reste le pays européen le plus fiable, où les productions sont assurées grâce au talent des producteurs, à l’emploi des moyens de sécurisation des récoltes que sont l’irrigation et –jusqu’ici – les traitements de semences, aux conditions naturelles, et à l’outil industriel. En effet, face au développement des débouchés pour nos semences de maïs, les semenciers investissent pour adapter le niveau de production, moderniser les usines et augmenter la capacité industrielle arrivée à saturation. Dans un contexte favorable au développement d’activité, les semenciers peuvent envisager un avenir dynamique,  selon l’UFS, faisant des émules auprès des jeunes, à condition que leurs ambitions soient accompagnées de décisions réglementaires pragmatiques et durables. Ils demandent une reconnaissance et un accompagnement des pouvoirs publics pour préserver nos atouts différentiateurs. Ainsi, la filière semences et plants participe à hauteur de 17% au solde de la balance commerciale du commerce extérieur français des produits agricoles, sylvicoles et piscicoles qui fait un bond de 39% en raison d’une hausse sensible des exportations de céréales (+26 M€) et des prix du blé tendre. Les entreprises de la filière rayonnent sur plus de 150 pays.

Lire la suite de l'enquête dans notre édition du 17 janvier

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui