L'Agriculteur Charentais 24 octobre 2013 à 08h00 | Par Michel Portier

matériel de traite - Le robot continue sa progression commerciale et technologique

En équipant près d'une nouvelle installation sur deux, le robot de traite intéresse tout type d'éleveur.

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Les installations à 2 ou 3 stalles représentent dorénavant plus du quart des projets.
Les installations à 2 ou 3 stalles représentent dorénavant plus du quart des projets. - © Lely

Le nombre d’élevageséquipés d’un robot detraite continue à progresser.Selon les estimations,le cap des 4 000 automatesdevrait être atteint en2013 en France. Après le creuxde la vague de 2009 et 2010, oùle marché était redescendu àmoins de 500 robots, il s’estvendu près de 800 unités en2012, niveau qui devrait semaintenir en 2013. Du côté desconstructeurs, le dynamismeretrouvé des ventes favorisel’évolution et le renouvellementdes produits. Le marché restelargement dominé par Lely etDelaval, qui réalisent à euxseuls plus de 85 % des ventes,Lely s’adjugeant plus d’unevente sur deux. La part dugâteau est mince pour lesautres constructeurs, ce qui neles empêche pas de poursuivreleurs investissements dans latraite robotisée. La plupart desconcurrents des deux marquesont fait évoluer leur offre cesdeux dernières années. Ledanois Sac Christensen a lancéle RDS FutureLine MAX, tandisque Boumatic a innovéavec son nouveau concept derobot à traite par l’arrière MRS1et MR-D2 à un ou deuxpostes. Fullwood Packo proposela nouvelle version de sonrobot Merlin. Quant à GEAFarm technologies, leconstructeur allemand se différencieavec son robot multipostesMIone.Le profil des éleveurs qui fontle choix du robot a tendance àévoluer. L’acheteur de robot nese limite plus au technophile,ou à l’éleveur soucieux de rationaliserson temps de travail. Lerobot attire ainsi de plus en plus d’éleveurs de tous horizons,ce qui explique que 40 à50 % des nouvelles installationsde traite sont des robots.Plus de 25 % des projetsavec deux ou trois stallesLa majorité des investissementssont encore limités à unseul robot, mais les installationsà 2 ou 3 stalles représententdorénavant plus de 25 %des projets.La démocratisation du robotpasse également par le marchéde l’occasion, un moyen de disposerd’un robot à prix réduitou encore de deux robots pourle prix d’un neuf. C’est aussi lapossibilité d’investir dans undeuxième robot, sans augmentationsignificative ducheptel. L’activité Lely Taurusreprésente ainsi une centainede robots d’occasion reconditionnéspar an en France. ChezDelaval, l’occasion est une activitémoins développée. Leconstructeur suédois insiste eneffet sur le caractère évolutifde son robot qui peut être misà jour pour bénéficier des dernièresévolutions.Ces dernières se concentrentdésormais sur les capteurs etles logiciels de gestion pourfaciliter le diagnostic de l’éleveuret optimiser les performancesdu troupeau. Après lagénéralisation des mesures deconductivité et de colorimétrie,sont apparus les indicateurs etles compteurs de cellules. Plusrécemment ont été développésdes capteurs optiques mesurantle TB et le TP. Encore plusévolué, le dispositif Herd Navigatorde Delaval analyse quatrecomposants du lait : progestérone,LDH (Lactatedéshydrogénase) urée et BHB(corps cétoniques). L’accumulationde données implique lamise au point de modèles(algorithmes) qui permettentl’affichage d’indicateurs fiableset compréhensibles par l’éleveur.Les logiciels de gestiondu troupeau proposent destableaux de bord conviviaux etdes menus intuitifs. Outre l’accèsà distance par serveur sécuriséou par l’utilitaire Team-Viewer, les premièresapplications tablette et smartphonefont leur apparitionchez Lely, Delaval et prochainementchez GEA.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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