L'Agriculteur Charentais 24 avril 2014 à 10h46 | Par Elisabeth Hersand

Méthanisation - Encore un potentiel possible à développer en région

Alors que l’objectif est d’atteindre une puissance électrique de 40MW d’ici 2020 par la méthanisation en Poitou-Charentes, les projets commencent à se multiplier.Seulementsept7 installations et 4 MW de puissance.

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L’unité de Linazay est pour l’instant le seul site de méthanisation de la Vienne.
L’unité de Linazay est pour l’instant le seul site de méthanisation de la Vienne. - © VR

S’il y a quelques années, c’était le photovoltaïque qui était la «nouvelle énergie» la plus plébiscitée par le monde agricole, la tendance a depuis bien évolué. Outre la baisse du tarif de rachat de l’électricité, la technologie a aussi été supplantée par la méthanisation, dont l’intérêt pour le monde agricole n’est pas uniquement que financier. Les unités peuvent en effet permettre de valoriser les déchets agricoles, de produire une chaleur qui peut à son tour être utiliser par l’agriculture (chauffage de porcherie, séchage de luzerne...) et enfin permet d’obtenir des fertilisants sans odeur. Pour alimenter les unités de méthanisation, si les apports peuvent être très variés, ce sont avant tout les effluents d’élevages et les issues de céréales qui sont les plus courants. En Poitou-Charentes, ce sont les effluents d'élevage qui représentent le premier gisement de matières méthanisables. Un gisement très inégalement réparti, puisque c’est en très grande majorité en Deux-Sèvres qu’il est concentré (voir la carte ci dessus). Estimé à partir du recensement agricole de 2010, le gisement régional en effluents d’élevage représente, selon Agreste, 3,3 millions de tonnes de matière brute disponible, dont 81 de fumiers. Ce qui représente, en énergie primaire, pas moins de 101 000 tonnes équivalent pétrole (tep), ou 1180GWh. Des effluents d’élevage, fumiers et lisiers (les fientes de volailles non prises en compte), qui après avoir été méthanisés, peuvent être épandus dans leur quasi totalité. «Les digestats de méthanisation sont d’excellents fertilisants qui viendront se substituer aux fumures organiques. L’utilisation des déjections animales n’est, a priori, confrontée à aucun facteur limitant si ce ne sont les difficultés d’accès à ces ressources dans les zones à faible densité d’élevage ou auprès des très petites exploitations» explique une étude d’Agreste consacrée à la méthanisation en région. Autre apport possible dans les méthaniseurs : les résidus de culture. Dans la région, ce gisement est estimé à 87 000 tonnes de matières brutes disponibles, soit 14 000 tep ou 160 GWh.

Lire la suite du dossier énergies dans notre édition du 25 avril

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