L'Agriculteur Charentais 30 janvier 2014 à 08h00 | Par C. DELISLE

Métier - Conditions de réussite des élevages ovins viande performants

Une étude s’est intéressée aux formes et conditions de réussite des élevages ovins viande d’un point de vue économique et sur le plan du travail. Tour d’horizon des résultats.

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Les éleveurs enquêtés ont des conceptions de leur métier assez différentes.
Les éleveurs enquêtés ont des conceptions de leur métier assez différentes. - © J.-C. Gutner

Les marges de progrès pour améliorer l’efficience du travail ou la marge de manœuvre en temps des éleveurs sont importantes. D’autre part, l’analyse des performances économiques globales des systèmes d’exploitation ovins viande montre, au travers de diverses constatations, leur grande hétérogénéité, sur des systèmes comparables. Or, la conjonction de ces deux éléments, travail et économie, est essentielle pour le maintien des éleveurs, la transmission de leur exploitation et ainsi pour l’avenir de la production ovine en France.

Pas de liens directs entre économie et travail
«Nous avons donc conduit une étude qui rend compte des formes et conditions de réussite d’élevages performants à la fois sur les champs de l’économie et du travail. Ce sont 122 exploitations, issues des Réseaux d’élevages ovins viande, qui ont été retenues pour leurs données technico-économiques et qui ont fait l’objet en sus d’un Bilan travail. Une seconde étape a consisté à analyser la situation de 21 exploitations considérées comme performantes sur les deux dimensions», explique Sophie Chauvat.Les premières analyses ont mis en évidence l’absence de relation directe entre le temps de travail disponible calculé – qui correspond au temps restant aux travailleurs permanents, une fois les tâches d’astreinte et de saison réalisées – et les résultats économiques (excédent brut d’exploitation, résultats courants par UMO). «Tous les cas de figure sont rencontrés : des éleveurs débordés avec de faibles revenus ou d’autres avec des résultats économiques supérieurs à la moyenne et dégageant un temps disponible important par personne», continue Sophie Chauvat.

Lire le dossier complet dans notre édition du 31 janvier

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