L'Agriculteur Charentais 09 mai 2014 à 09h40 | Par Bernard Aumailley

MICHEL GRENOT - Totalement dévoué à la coopération

Le président délégué de Charentes Alliance est décédé. Il laisse son empreinte majeure sur le monde céréalier régional.

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Michel Grenot, président de la Sica Atlantique
Michel Grenot, président de la Sica Atlantique - © AC 17

La nouvelle s’est répandue comme le vent dans les champs de blé. Ces blés qu’il affectionnait tout particulièrement pour leur consacrer sa vie : celle de son métier, céréalier à Thénac, jouxtant la base aérienne de Paban, au lieu-dit Corinthe, dans le GAEC éponyme qu’il forma, à la suite de son père, entre autres avec son frère Bernard, éleveur de bovins charolais. Comme le vent qui porte les idées nouvelles, pousse les épis à résister à l’adversité. Michel Grenot l’a combattu le vent mauvais de son cancer dont il ne faisait pas mystère. Le vent qui des plaines de la Saintonge le portait sur les quais rochelais. Le vent qui dépasse les limites strictes de l’exploitation, parcourant des kilomètres à la ronde, parfois tourbillonnant, parfois dévastateur. Du « long parcours » de celui qui avait la coopération chevillée au corps, atavisme hérité de son père Michel Grenot, président de la coopérative de Saintes qu’en dire, que mettre en exergue ? Coopération et syndicalisme étaient chez lui intimement mêlés. Ex-président des JA de Charente-Maritime dans les années 70 où il fit ses premières armes, président de la coopérative saintaise en 1985, il sera dans les années 90 et 2000 le fervent défenseur de la «taille critique» des coopératives. Question de survie, répétait-il quand se posèrent les jalons, puis les barrières à sauter entre Océane, Syntonie, Syntéane puis in fine Charentes Alliance. Des fusions à négocier, à absorber, à digérer avec leurs lots de difficultés, de turbulences, de filiales moribondes ou avant-gardistes, et de succès. Toujours à la manœuvre, Michel Grenot restait le défenseur d’une coopération forte et soudée. Chef d’entreprise dans l’âme, il n’hésitera pas à s’engager politiquement à la Région aux côtés de Jean-Pierre Raffarin, président de la commission agricole et au conseil municipal de Saintes à la fin des années 90. L’ex-footballeur jouait en équipe, même si quelques «actions individuelles» lui sont redevables.


Lire la suite dans l'édition du vendredi 9 mai 2014

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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