L'Agriculteur Charentais 20 novembre 2014 à 08h00 | Par L. Vimond - R. Lecocq

Moiss'bat : Le caisson de nettoyage conditionne le débit

Les organes de nettoyage d’une moissonneuse-batteuse peinent à suivre le rythme imposé par le gabarit des machines. Malgré les automatismes, le chauffeur reste l’arbitre du compromis entre débit de chantier, taux de perte et propreté du grain.

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- © CLAAS

Est-ce que je privilégie la propreté du grain au détriment du débit ? Est-ce que j’accepte davantage de pertes pour accroître mon débit de chantier ? Est-ce que j’accepte de faire un peu plus de grain sale pour éviter les pertes ? En 2014, ces trois questions taraudent toujours le chauffeur d’une moissonneuse-batteuse, quel que soit son degré d’automatisation. Le compromis entre débit, pertes et propreté est quasiment aussi vieux que l’invention de la moissonneuse-batteuse. Mais il a pris davantage d’acuité au cours des décennies passées, sous l’effet conjugué des informations renvoyées au chauffeur d’une part et de l’envolée du débit de chantier des machines d’autre part. «Les détecteurs de pertes sont apparus dans les années 1970, indique René Autellet, ingénieur agronome et consultant indépendant auprès de constructeurs de matériels agricoles. Ils ont inauguré le début de l’électronique embarquée sur les moissonneuses-batteuses. Quelque quarante ans plus tard, les détecteurs de pertes n’ont quasiment pas changé, ni dans leur aspect, ni dans leur fonctionnalité.» Il s’agit en l’occurrence de microphones piézoélectriques générant une charge électrique proportionnelle à l’impact des grains, avec un système d’alerte en cabine. Les détecteurs de pertes sont localisés à deux endroits stratégiques : en sortie du circuit de paille (secoueurs conventionnels ou systèmes de séparation forcée) et à l’arrière des grilles du caisson de nettoyage. La présélection du type de grain a simplement remplacé les étalonnages d’antan.

Lire la suite du dossier dans notre édition du 21 novembre

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C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).