L'Agriculteur Charentais 20 juin 2013 à 11h32 | Par Fabienne Lebon

MSA des Charentes - Des comptes à zéro dès 2014 ?

La menace se précise pour la caisse en 2014 sur la gestion de trésorerie quotidienne des caisses à zéro.

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Le président de la MSA à Rouillac, mardi dernier, pour le congrès annuel de la MSA, est revenu sur les difficultés de l’élevage, en soulevant une autre problématique qui risquait de paralyser la MSA, dans son accompagnement des agriculteurs en difficulté économique et sa prise en charge ponctuelle des cotisations. Ce nouveau caillou de la chaussure de la MSA s’appelle «la gestion de trésorerie quotidienne des caisses à zéro». «De quoi s’agit-il ?, a repris P. Couillaud en faisant lui-même les questions-réponses. De «vider les comptes de MSA locales pour alimenter, en une seule fois, le déficit de l’Etat». Ainsi, «près de 400 M€ vont être transférés, dont 23 M€ pour la MSA des Charentes». La pilule est dure à avaler pour l’organisme de protection agricole, car non seulement ce nouveau fonctionnement «va pénaliser l’économie des deux départements de 23 M€», mais il «déresponsabilise les conseils d’administration en termes de gestion du régime» et surtout il «tue les initiatives et les innovations dont la MSA a toujours fait preuve dans ses partenariats ou sa gestion pour compte, par exemple». Cette mesure serait applicable dès 2 014.

Lire l'article complet dans notre édition du 21 juin

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Quand Chadelat prévoit, envisage, prédit

Avec son «tour d’horizon», rapide, trop rapide de l’actualité sociale, Jean François Chadelat, médiateur de la MSA, a brossé un portrait plutôt sombre des perspectives sociales à venir. Non que les problèmes soient nouveaux, ce sont les solutions «émergentes» qui manquent : famille, retraite, protection sociale. Tout y est passé. Pourtant l’homme a lancé un vrai plaidoyer en faveur de «l’originalité» de la MSA, guichet unique, deuxième régime de protection sociale français. «Elle a un poids incontestable. C’est un régime complet par définition dans lequel on n’est pas obligé d’inventer des tuyauteries compliquées entre les caisses.» Séduit par la vitalité des élus MSA, Jean François Chadelat ne croit plus à des solutions sur le financement de la Sécu. Etonnant pour celui qui fut artisan de moultes réformes. Idem sur la dépendance ou le 5ième risque. Il est perplexe sur la notion d’égalité en matière de retraite tant sont grandes les disparités. Il est par contre séduit par la notion de complémentaire santé élaborée au sein de la MSA, notamment avec Mutualia, «une chose intelligente.» A la veille de la conférence sociale, il n’espérait pas grand-chose. Avec son franc parler, il fait d’une baisse des déficits demandés par Bruxelles le point d’orgue : «il est temps de dire ce que nous faisons et comment va-t-on faire ? Sinon on va droit dans le mur ! je ne suis pas sûr que la Commission européenne ait une impatience extensible.» Il donne rendez-vous en automne prochain avec la loi de Finances pour «entrer dans les mesures concrètes» : «s’il n’y a que de la poudre aux yeux, je crains de gros ennuis.»  Face aux efforts pour réduire la facture de l’assurance maladie, il estime «qu’il est impossible de lever le pied.» Quant à mettre un cierge à Sainte Rita de Cascia, il croit moyennement à son efficacité. B.A

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Le chiffre de la semaine
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Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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