L'Agriculteur Charentais 26 septembre 2013 à 10h39 | Par Actuagri

Municipales - Se ré-engaer sur la scène municipale

A quelques mois des Municipales, les agriculteurs s'engageront-ils dans les conseils municipaux

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Pascal Perineau
Pascal Perineau - © CEVIPOF

Pourquoi les agriculteurs sont-il sous représentés dans les conseils municipaux ?


En 1977, 40 % des maires étaient des agriculteurs, salariés ou exploitants agricoles. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’entre 16 et 18 %. Pourquoi une telle érosion ? D’une part, la part des agriculteurs dans la population active diminue. D’autre part, le métier de maire devient de plus en plus compliqué. Les charges et les responsabilités du maire sont de plus en plus fortes. De plus, l’intercommunalité se développe et les maires urbains prennent l’avantage par rapport aux maires ruraux. Le métier de maire demande du temps et les agriculteurs n’en ont pas toujours. Ce sont des entrepreneurs qui travaillent dur et longtemps. Il est d’ailleurs intéressant de voir que la catégorie qui monte le plus chez les maires est celle des retraités parce qu’ils ont du temps. 
Quels sont les moyens pour que les agriculteurs soient de nouveau visibles dans les mairies ?

 


Il faut que les agriculteurs se rendent compte que ce qu’ils représentent sociologiquement, économiquement et culturellement a besoin d’être défendu politiquement. Il faut un certain volontarisme. Les agriculteurs doivent se réengager sur la scène municipale. Sinon, ils seront peu à peu marginalisés alors que ce milieu professionnel reste décisif pour la France. C’est d’autant plus important que les agriculteurs renvoient une bonne image par rapport à d’autres milieux professionnels. Ils représentent le passé et l’avenir : la France a été jusqu’à une date relativement récente un grand pays agricole, les Français ont des liens familiaux avec le milieu agricole. Concernant l’avenir, l’agriculture française n’a pas à rougir d’elle-même : c’est une puissance exportatrice phénoménale, c’est un des éléments décisifs de la richesse française. On parle du déclin industriel mais jamais du déclin de la puissance agricole. Les agriculteurs ont des atouts mais encore faut-il savoir en jouer. Cela demande une vraie détermination de leur part et que les institutions qui les représentent fassent passer ce message : engagez-vous !


Actuagri


NB : Lors de la réunion du conseil Fédéral de la FNSEA à Paris le 20 septembre, Pascal Perrineau est intervenu sur le vote des agriculteurs aux municipales.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui