L'Agriculteur Charentais 30 janvier 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Nouveaux cantons - La ruralité poignardée

La nouvelle carte ne plaît pas du tout et ils l’ont dit.

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L’opposition à la nouvelle carte des cantons s’est faite démonstrative, vendredi dernier, lors d’une session extraordinaire du Conseil général. L’hémicycle départemental accueillait pour l’occasion dans ses rangs nombre de maires, scindés d’écharpes tricolores. L’ambiance générale était au «non.» Les seuls «défenseurs» de la nouvelle carte et du mode de scrutin furent les élus socialistes, Mickaël Vallet en tête. Ce que la préfète nommait «la refonte de la carte cantonale» ne sied pas aux élus locaux : 27 cantons au lieu de 51, une parité (un homme et une femme), un critère démographique pour redécouper territoriale les nouveaux cantons. «Méthodologie» que Dominique Bussereau ne partageait et ne partage toujours pas : «ce découpage est arbitraire et porte atteinte à la ruralité. Les espaces ruraux seront sous représentés.»  Dans la nouvelle carte les élus urbains, 12, font la moitié des représentants alors qu’en surface c’est seulement le quart. Il parle de «coup de poignard dans le dos de la ruralité.» Méthodologie qui n’a pas été retenue à l’identique dans tous les départements. La longue matinée fut emplie d’échos de maires ruraux hostiles à la nouvelle carte, à une parité «forcée», à la défense des territoires éloignés des centres urbains, «trop vastes», parfois en dehors des bassins de vie. En filigrane de la discussion, le lieu du chef-lieu a été aussi abondamment évoqué par les participants. Il est vrai que depuis des décennies, ils ont permis l’implantation de nombre de services ou de services publics et que la nouvelle carte pourrait remettre en question cette attractivité cantonale. «Faire sens» estimait l’opposition départementale, très favorable au projet de refonte des cantons. Et pour cause, ils pourraient en être politiquement les grands bénéficiaires. La majorité départementale a été rejointe par les radicaux de gauche pour voter contre. Un avis de plus avant que la nouvelle carte devienne réalité. Un débat surréaliste puisque depuis des années, on dit qu’une strate administrative doit être supprimée. «Oui, mais pas celle-là !»

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