L'Agriculteur Charentais 22 août 2013 à 09h57 | Par M.N

Oïdium du blé - Champignon pathogène à la grande capacité d’adaptation

Des chercheurs de l’Inra ont mis en évidence la grande capacité d’adaptation de l’oïdium.

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- © AC

Cette capacité d’adaptation a suivi la domestication des céréales. La connaissance approfondie de l’oïdium devrait contribuer aux nouvelles méthodes de lutte contre ce pathogène.Une équipe internationale de scientifiques dans laquelle sont présents des chercheurs de l’Inra de Versailles-Grignon a découvert à quel point le patrimoine génétique de l’oïdium du blé lui a fourni toute la diversité nécessaire pour s’adapter, au cours de l’évolution, à son environnement géographique et à de nouvelles plantes hôtes. Ces résultats publiés le 14 juillet dans la revue Nature Genetics, révèlent ainsi l’aptitude originale de ce champignon à s’adapter à son hôte. 

Une propension particulière à l’évolution des génomes
L’apparition de l’agriculture, il y a environ 10 000 ans, et la domestication des céréales ont entraîné des changements drastiques dans l’environnement biotique de cet agent pathogène en permettant la culture sur de grandes surfaces de plantes potentiellement hôtes. Les chercheurs ont remarqué que le génome de l’oïdium du blé, Blumeria graminis forme spéciale tritici, le plus grand génome fongique connu à ce jour (180 millions de bases) est constitué à 90 % d’éléments transposables, c’est-à-dire de séquences d’ADN capables de se déplacer et de se multiplier dans les génomes. «Ces expansions massives d’éléments répétés sont connues pour participer à la dynamique et à l’évolution des génomes en favorisant les réarrangements chromosomiques, les duplications, les mouvements et les pertes de gènes et ainsi jouer un rôle important dans l’adaptation d’une espèce à son environnement», précise l’Inra dans un communiqué.
Lire la suite dans notre édition du 23 août

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