L'Agriculteur Charentais 30 avril 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Ovins : comptons nos moutons... sans s'endormir

Les prix restent élevés en 2015, mais 2014 marque une nouvelle baisse de la production française.

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Les brebis inséminées entre 10 et 30 heures après le début des chaleurs ont une meilleure réussite à l’IA.
Les brebis inséminées entre 10 et 30 heures après le début des chaleurs ont une meilleure réussite à l’IA. - © S. Leitenberger

FranceAgrimer a dressé le bilan 2014 pour la filière ovine. Ainsi on compte en Poitou Charentes 428 518 brebis (-0,8%) et agnelles allaitantes saillies sur les 5,48 M en France (-1 %). On compte 1,2 M de brebis laitières (-0,1%) et 3,5 M de brebis viande (-1,4 %), 675 000 agnelles saillies (-0,7%)C’est la poursuite de la baisse continuelle depuis vingt ans. Les battages sur les deux premiers mois de 2015 (derniers chiffres disponibles) font état d’une baisse de 4,6 % des ovins de réforme et de 3,4% des agneaux. Sur le même laps de temps, les importations ont progressé de 15 ,4 % pour les ovins vivants. Cependant l’exportation des agneaux vivants connaît une hausse importante: 450 859 têtes avaient été vendues en 2014 et on note,  pour l’heure, un quart de ventes en plus sur les deux premiers mois. Cas différent pour les ovins de réforme : 75 000 têtes vendues en 2014, mais une diminution de moitié sur les deux premiers mois de 2015. FranceAgriMer note une baisse de la production d’un pour cent en janvier et février, dû surtout à un recul de la production d’ovins de réforme (-16 %) alors que les agneaux progressent : +1,2%. Les coûts de production, dans la moyenne, connaissaient une légère inflexion entre février 2014 et février 2015 (-2%), mais sont remontés sur janvier et février (+1%). FranceAgriMer constate que les cours des agneaux français sont au plus haut depuis quatre ans : 6,5 €/kg en moyenne entre le 1er janvier et le 5 avril dernier (+6%, 37 centimes plus hauts que la moyenne de 2014).

Lire le dossier complet dans notre édition du 1er mai, avec le national Suffolk, l'insémination des brebis et le départ prévu de Serge Préveraud de la FNO

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.