L'Agriculteur Charentais 23 janvier 2014 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Ovins - Identification électronique, des contraintes et peu de bénéfices

Si l’obligation pour les petits ruminants n’a pas convaincu les acteurs de la filière, le processus est dans une phase trop avancée pour envisager de revenir sur cette mesure.

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Depuis juillet 2010, un règlement européen impose aux éleveurs de moutons et de chèvres d’identifier leurs animaux avec une boucle contenant une puce électronique RFID, sur laquelle est inscrite le numéro de l’élevage et le numéro de la bête.
Depuis juillet 2010, un règlement européen impose aux éleveurs de moutons et de chèvres d’identifier leurs animaux avec une boucle contenant une puce électronique RFID, sur laquelle est inscrite le numéro de l’élevage et le numéro de la bête. - © S.Leintenberger

Industrialisation de l’élevage, technologie inutile, coûts élevés, contraintes administratives supplémentaires : et si les opposants à l’identification électronique des petits ruminants, qui se sont faits entendre depuis 2009 en organisant de nombreuses manifestations, avaient visé juste ? C’est en tout cas ce qu’affirme un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) du ministère de l’Agriculture, remis en juin mais publié fin 2013.
Depuis juillet 2010, un règlement européen impose aux éleveurs de moutons et de chèvres d’identifier leurs animaux avec une boucle contenant une puce électronique RFID, sur laquelle est inscrite le numéro de l’élevage et le numéro de la bête. Ces puces étaient censées favoriser la traçabilité, la sécurité sanitaire et faciliter le travail des éleveurs. Début 2013, le CGAAER, qui a voulu évaluer le dispositif, s’est rendu compte que le bilan était totalement négatif.
Intérêt limité
Les acteurs interrogés par le CGAAER sont très critiques. Les petits éleveurs (80% des cheptels ovins et caprins comptent moins de 50 animaux) estiment que « ça coûte cher et ça ne sert à rien». Ils ne comprennent pas que les mêmes règles s'appliquent quel que soit le nombre d’animaux. Les détenteurs de plus gros cheptels redoutent la complexité du dispositif et le risque, en cas de contrôle, de pénalités sur les aides PAC. Chez les polyculteurs, lorsque l'élevage ovin est marginal par rapport aux autres productions, «certains font le choix de cesser cette activité pour ne pas courir le risque de voir pénaliser, au titre des aides communautaires, une activité céréalière plus lucrative», note le rapport. En résumé, l’identification électronique est vue comme une «contrainte réglementaire» de plus pour les éleveurs.

Lire la suite de l'article dans l'édition du vendredi 24 janvier 2014

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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