L'Agriculteur Charentais 04 septembre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Patrice Varenne : Faire reconnaître l’expertise en gestion des territoires de chasse

Le président de la fédération départementale parcourt les sujets d’actualité avant la prochaine ouverture et redit les grandes lignes de sa gouvernance.

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- © AC17

Quel est l’état des lieux avant l’ouverture ? Par rapport aux deux années précédentes, les conditions climatiques ont permis une bonne reproduction du petit et du grand gibier. On voit des animaux en excellent état. Quant aux compagnies de perdreaux, les lièvres ou les lapins, la reproduction a été excellente aussi. Pour certains territoires, la perdrix royale nous donne entière satisfaction, davantage qu’avec les hybrides que nous avions avant. Les températures plutôt douces ont permis aux jeunes perdreaux de disposer des insectes nécessaires à leur survie. Les moissons échelonnées ont permis de conserver des couverts intéressants à la veille de l’ouverture. 

Vous parlez de gestion. Mais s’agit-il vraiment d’une gestion ?
Oui. Nous avons mis en place cette année une réforme du piégeage avec des référents pour réduire les populations  de renards et celles  des becs droits. Nous espérons bientôt avoir la fouine dans les nuisibles, car elle progresse dans les trois-quarts Sud du département. Il est important de la réguler pour éviter des déséquilibres et favoriser la biodiversité. Nous travaillons à la fédération sur des petits territoires pour développer le petit gibier : il y a eu  des expérimentations  en amont. Les exemples ne sont pas assez nombreux. Ceux qui se sont investis, qui ont voulu développer du gibier de qualité ont du résultat. Connaître les effectifs de chaque population de gibier est très aléatoire. Même si, comme pour les lièvres, nous faisons des comptages. C’est plus facile sur le grand gibier : chaque territoire a des comptages au mois de mars. Pour les cervidés nous savons précisément les populations. C’est plus complexe pour  les sangliers. Sur ces derniers, leur territoire est grand et certains viennent des départements limitrophes.

Lire la suite de l'interview dans notre édition du 5 septembre

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Le chiffre de la semaine
1,9 Mt
Le spécialiste en gestion du risque de prix ODA a estimé le 4 mai que les céréaliers vont conserver 1,9 Mt de blé de la récolte 2015. Ses prévisions indiquent «une baisse des livraisons dans les prochaines semaines et un report possible sur la campagne à venir de 1,9 Mt chez les céréaliers, ce qui ne manquera pas de faire évoluer les prix de la récolte 2015 à la hausse», selon un communiqué. Explication : les producteurs sont tentés de conserver leur blé pour profiter de meilleurs prix.

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