L'Agriculteur Charentais 31 octobre 2013 à 08h00 | Par Myriam Tricoci

Patrick Masure - «Un concours pour valoriser les races locales rentables»

Délégué national au patrimoine naturel de la Fondation du patrimoine

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- © M. Tricoci

Pourquoi un Prix national de la Fondation du patrimoine pour l’agro-biodiversité animale(1) ?
Il y avait lieu de prendre une initiative pour mettre en valeur le travail de toutes les personnes qui préservent une race domestique locale ou régionale. La question était de savoir comment procéder. Nous avons trouvé que la meilleure façon de faire était d’organiser un concours ouvert aux particuliers comme aux éleveurs et aux syndicats d’éleveurs. Ce concours concerne exclusivement les races d’animaux d’élevage à faible effectif. Les animaux de compagnie en sont exclus.

Pouvez-vous nous présenter votre fondation et ses projets en ce qui concerne la préservation de l’agro-diversité ?
La fondation du patrimoine a été créée pour préserver le petit patrimoine rural non-classé. Dans ses statuts, il est indiqué qu’elle contribue à conserver le patrimoine mobilier et naturel. Sa délégation «patrimoine naturel» a été créée en 2007. Elle essaie de protéger les espaces naturels sensibles. Depuis 2009, une centaine de projets ont ainsi été menés. Le plus souvent, il s’agit de restaurer des zones humides en évitant l’envahissement par des espèces invasives ou l’équipement de sentiers de découverte.
C’est la deuxième édition de ce prix cette année, pouvez-vous nous donner un aperçu des résultats de l’an passé ?
Lorsque nous avons lancé notre premier appel, l’an dernier, nous avions un objectif modeste : recueillir une dizaine de dossiers de participation. En fait, nous en avons eu 72. Et une majorité de professionnels. Les animaux présentés étaient très variés, vaches, poules, ânes, chevaux, chiens de berger, mais aussi chèvres, moutons et lapins. Il a été très difficile de faire un choix. Mais notre but était que le vainqueur ait une valeur d’exemple pour les autres éleveurs. Que la race à faible effectif présentée s’inscrive dans une perspective où l’économie est inscrite. Aujourd’hui, avec 20 000 euros de prix, nous espérons avoir une centaine de participants pour mettre en lumière des races animales locales et préserver ce patrimoine génétique précieux.
(1) Inscription jusqu’au 15 décembre sur www.fondation-patrimoine.org/prix-agro

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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