L'Agriculteur Charentais 04 juillet 2013 à 10h50 | Par YC

Perspectives - L’offre s’améliore

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Les prix mondiaux des produits laitiers restent à un niveau record, malgré un léger tassement en juin. Au cours des deux prochains trimestres, ils pourraient baisser progressivement à mesure que l’offre s’améliore, mais il ne devrait pas y avoir de chute brutale. Les prix internationaux des produits laitiers ont baissé de 10 à 12% en juin, ils restent exceptionnellement élevés par rapport aux normes historiques, malgré une demande relativement faible, estime le dernier rapport trimestriel laitier de Rabobank, la banque néerlandaise, publié le 27 juin 2013.«Jamais le marché n’a été autant du côté des producteurs. Une baisse de la production était attendue suite aux prix peu attractifs de fin 2012, mais elle a été exacerbée par des conditions climatiques exécrables dans les régions clés pendant la première moitié 2013. Dans l’hémisphère nord, un hiver froid et humide a été suivi par un été tardif, tandis que l’Océanie a connu une sécheresse estivale», commente Tim Hunt, analyste à Rabobank.Avec tous ces facteurs peu favorables et une croissance marginale au Brésil, la production de lait a baissé de 2,5% en mars, puis 4,1% en avril dans les sept régions exportatrices du monde (Union européenne, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Australie, Argentine, Brésil et Uruguay). En Russie, la production a diminué dans des proportions similaires, à cause des intempéries et d’un faible taux de marge pour les éleveurs, tandis que la production chinoise semble avoir, au mieux, stagné. Avec peu de disponibilité nationale, les deux grandes régions d’importation de la planète se sont précipitées sur le marché international, alors que l’offre se tarissait. Les prix ont ainsi atteint des niveaux records, évinçant de nombreux pays importateurs du marché. Un tassement à long terme, mais pas d’effondrement des prix Généralement, les prix commencent à diminuer quand certains acheteurs sont boutés hors du marché, que certains puisent dans les stocks, et que l’offre augmente. Mais le niveau relativement bas des stocks mondiaux a gelé le marché, qui attend qu’une réaction au niveau de l’offre fasse évoluer les prix. Avec une réduction substantielle des prix des aliments attendue à l’automne, Rabobank s’attend à des marges positives pour les éleveurs dans la plupart des régions pour le quatrième trimestre cette année. Avec seulement une petite amélioration attendue de la demande de l’Union européenne et des marchés américains dans la seconde moitié de l’année, le prix sera fortement influencé par la réponse des producteurs de lait suite à la hausse de leurs marges, qui seront tentés d’augmenter leur production. Mais selon Rabobank, la suite pourrait davantage ressembler à un tassement qu’à une chute brutale des prix internationaux.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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