L'Agriculteur Charentais 17 octobre 2013 à 08h00 | Par Alexis Dufumier

PHYTOSANITAIRES - Prestataires : la réglementation fait le ménage

Depuis le 1er octobre, toutes les entreprises réalisant des prestations de pulvérisation, devront détenir un certificat d’entreprise.

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«L’avantage de la certication d’entreprise est qu’elle nous oblige à formaliser beaucoup de choses.Cela nous rend plus professionnel.» souligne Wilfried Lecarpentier.
«L’avantage de la certication d’entreprise est qu’elle nous oblige à formaliser beaucoup de choses.Cela nous rend plus professionnel.» souligne Wilfried Lecarpentier. - © Agriculteur Normand

“Il y en a certainement beaucoup qui vont arrêter.Ceux qui ne faisaient que quelques dizaines d’hectares, ne vont pas s’embêter à obtenir un agrément d’entreprise”, anticipe Wilfrid Lecarpentier, entrepreneur de travaux agricoles à Longues-sur-Mer, dans le Calvados, à l’occasion d’une journée organisée sur son exploitation par la fédération national entrepreneurs des territoires (FNEDT).Car depuis le 1er octobre, toutes les entreprises réalisant des prestations d’application de produits phytosanitaires, doivent détenir un “certificat d’entreprise”. Un nouveau sésame qui n’a rien d’une simple formalité administrative. Il oblige en effet à adopter des méthodes de travail très rigoureuses, et à passer par un organisme certificateur pour réaliser des audits réguliers. “Les  GAEC, EARL,  SCEA, ...qui réalisent des travaux de pulvérisation en diversification, devront en plus créer une société de prestation de service, inscrite au registre du commerce”, signale Yolaine Villain, présidente de la commission environnement de la fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT).

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«UN AN, C’ÉTAIT TROP COURT»

“Nous estimons que d’ici mars 2014, une très grande majorité des entreprises concernées, seront certifiées, prévoit Yolaine Villain de la FNEDT. Il n’y a pas eu de période de rodage du dispositif, nous sommes en train de découvrir des choses et l’administration elle-même est en train de découvrir des choses. Je pense qu’il aurait fallu laisser six mois de plus aux professionnels. Un an c’était trop court. Les organismes certificateurs ont également bien du mal à suivre”. La fédération des entrepreneurs fait avec cette urgence réglementaire pour accompagner au mieux les entreprises. “Nous accompagnons les entreprises qui entrent dans une démarche de certification”, explique Patrice Durand, directeur de la FNEDT. La fédération a construit un site internet (1) dédié au sujet, avec un accompagnement en ligne. (1) www.certificationphytosanitaire.com

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