L'Agriculteur Charentais 16 avril 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Pineau : Placer l’apéritif dans une montée en gamme

Le syndicat des producteurs veut tirer le marché vers d’autres consommateurs. Facile à dire, difficile à réaliser.

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Philippe Guérin, le président du syndicat des producteurs de pineau, n’y va pas par quatre chemins. Si le pineau veut gagner de nouvelles parts de marchés, il faut d’abord que les producteurs… produisent. Chiffres à l’appui, 1331 ha aujourd’hui, une «récolte presque normale», 95 620 hl produits, 86 901 hl de sorties, il démontre que la dynamique d’un marché ne peut venir aussi que des disponibilités dont dispose la filière pineau. Et le plan de replantations, prévu initialement pour quatre ans, réalisé en trois, a vu se planter près de 300 ha. Un bon point qui prouve une «volonté» de ces mêmes producteurs et «notamment des jeunes.» Coincé entre économie du cognac et atonie des marchés des apéritifs, le pineau cherche la voie étroite pour s’immiscer dans les apéritifs. Sans bazarder l’histoire (légendaire) de l’apéritif charentais, la nouvelle campagne de publicité se tourne vers d’autres consommateurs. Finis les spots radios, finis les évocations estivales, on fait «class», cible le Figaro, les Echos et autres revues de Yachting, Beaux-Arts, etc. «Si nous voulons être mieux reconnus, il nous fait monter en gamme, dont aussi vendre plus cher» martèle le président du Comité national du Pineau, Patrice Raguenaud.
Lire la suite dans notre édition du 17 avril

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36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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