L'Agriculteur Charentais 09 mai 2013 à 17h19 | Par Thierry Michel

Planète - Externalités environnemtales sont à l'étude

L'impact des productions primaires est étudié et consigné dans une vase étude mondiale.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
les cinq préoccupations les plus importantes représentent trois secteurs ( énergie, charbon, élevage de bétail, culture du blé)fabrication d'acier
les cinq préoccupations les plus importantes représentent trois secteurs ( énergie, charbon, élevage de bétail, culture du blé)fabrication d'acier - © Infographie Réussir

Quel rapport peut-il y avoir entre les gaz à effet de serre en Asie de l’Est et en Amérique du Nord, l’usage des terres en Amérique du Sud et l’état de la ressource eau en Asie du Sud ? Les impacts causés par les industries et activités économiques primaires et de base à travers le monde entier répond Trucost, une société britannique de conseils.
Cette entité travaille depuis douze ans sur la valorisation économique et financière des impacts environnementaux des activités qui sont le fondement de notre mode de vie actuel. Elle a réalisé les travaux qu’elle vient de publier à la demande d’un programme (TEEB) soutenus par un ensemble d’acteurs institutionnels mondiaux, dont le G8 et les Nations-unies. L’étude est partie de l’analyse de quelque six cents secteurs d’activités pour retenir, au final, les plus «impactantes» à travers six indicateurs clés : usage des terres, consommation d’eau, gaz à effet de serre, pollution de l’air, pollution des terres et de l’eau et enfin déchets. Trucost a ensuite réparti ces activités et let leurs impacts sur de grandes régions qui constituent le monde (Amérique du Nord, Asie du Sud, Europe du Sud…).Tout d’abord, Trucost a trouvé que les dommages causés aux écosystèmes et aux services qu’ils rendent coûtent plus de 7 trillions de dollars à l’économie mondiale, soit 13 % de la richesse produite en 2009. Les 100 risques les plus importants comptent pour 4,7 trillions de dollars dans ce montant. Et, précision importante, l’immense majorité de ces dommages ne sont pas intégrés à la chaîne de valeur. En clair, personne ne paie pour ces pertes naturelles.Ce qui est certain aussi, c’est qu’aucune activité dans aucune partie du monde ne génère assez de richesses pour compenser ces dégâts et enfin, l’entreprise britannique estime qu’environ 3 milliards de nouveaux consommateurs appartenant à la classe moyenne vont «arriver» sur le marché d’ici à 2030. Ce qui est une bonne nouvelle pour les producteurs de tout poil mais pas pour les écosystèmes, toujours selon Trucost.
Le détail des résultats dans votre édition du 10 mai

Trucost ne s’est pas contenté de collecter et d’analyser les impacts environnementaux non intégrés dans la chaîne économique de production. Elle formule aussi une quinzaine de recommandations à l’usage des entreprises, des investisseurs, des gouvernements ou encore des organismes internationaux. Parmi elles, continuer à récolter des données pour affiner l’impact économique des dégâts apparaît en tête de liste. Bien sûr, elle propose aussi de changer de manière de faire partout où cela est possible et de trouver des incitations là où il n’y a pas d’évolutions volontaristes. Trouver des moyens économiques d’intégrer dans la chaîne économique (production, consommation, compensations autres…) les coûts causés par les dommages à l’environnement est aussi une option à creuser.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui