L'Agriculteur Charentais 21 août 2014 à 08h00 | Par Florence Aimon Marié

Pollinisation : Des ruches disparaissent tandis que les surfaces à polliniser croissent

Face à l’augmentation des surfaces culturales, le nombre d’abeilles n’est plus suffisant.

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Plus de 30 000 ruches sont suivies. Les premiers résultats montrent que les niveaux de mortalité hivernaux les plus élevés sont observés dans les pays du nord de l’Europe.
Plus de 30 000 ruches sont suivies. Les premiers résultats montrent que les niveaux de mortalité hivernaux les plus élevés sont observés dans les pays du nord de l’Europe. - © CA

Entre 2005 et 2010, les besoins en pollinisation ont augmenté presque cinq fois plus que les possibilités liées au nombre de colonies d’abeilles. Ces résultats sont issus de l’analyse de la situation dans 41 pays d’Europe. Le développement des cultures oléagineuses, notamment pour la production de biocarburants, est une des explications. Les surfaces cultivées de colza, tournesol et soja ont augmenté de 32 % entre 2005 et 2010. Or, ces cultures dépendent majoritairement du mode de pollinisation entomophile, c’est-à-dire assuré par les insectes. C’est le cas d’environ 80 % des espèces cultivées. L’auto-pollinisation passive, par gravité ou contact  direct entre les organes mâles et femelles, est rarement le mode dominant, c’est cependant le cas pour les céréales. Enfin, le vent est le vecteur principal pour environ 10 % des plantes à fleurs.
Encourager les insectesDans la moitié des pays étudiés, le nombre de colonies d’abeilles n’est pas suffisant pour polliniser correctement les cultures. C’est notamment le cas de la France, où seulement 25 à 50% des colonies d’abeilles nécessaires sont présentes. Cette situation conduit donc à une plus grande dépendance des cultures aux pollinisateurs sauvages (bourdons, syrphes…), qui doivent assurer une part importante du service de pollinisation. Or ces populations d’insectes sont en déclin. Leur maintien passe par la présence de cultures et de ressources florales diversifiées, d’habitats variés, et par la préservation de zones particulièrement intéressantes pour la biodiversité.

Lire la suite dans notre édition du 22 août

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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