L'Agriculteur Charentais 16 mai 2013 à 10h33 | Par Bernard Aumailley

Pommes de terre - La plus belle fille de l’île de Ré a aussi des belles rondeurs

C’est quasiment la pleine saison… de production et de commercialisation de la seule pomme de terre AOP.

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Ecarter les pommes de terre qui auraient des défauts.
Ecarter les pommes de terre qui auraient des défauts. - © A-C

C’était les Régalades, le week-end dernier sur l’île de Ré. Cela marque «officiellement» l’arrivée des pommes de terre primeurs AOP. Sauf que cette année, le temps a boudé, badinant avec le gris, la pluie et le froid et retardant les premières récoltes. Cela n’entame en rien le dynamisme de la coopérative maraîchère, au sein d’UniRé. Une semaine de retard dans le timming que la commercialisation de la primeur AOP impose à ces distributeurs jusqu’à la fin juin. Savamment pensée en termes de présence sur les étals, la pomme de terre de l’île de Ré, labélisée depuis une quinzaine d’années, a ses adeptes, ses circuits, son réseau de vente, son packaging. 2 200 t produites par an par les Rétais, viticulteur ou non, sur les 130 hectares actuels en production. d’UniRé, se félicite dusuccès du tubercule, dit qu’il n’estpas qu’à destination de Bobo-parisiens.Arpentant la chaîne d’emballageet de tri, il dit les difficultésmétéo rencontrées cette annéequi obligent la commercialisation«à jongler» entre les petites quantitésactuelles et les plus conséquentesà venir. La qualité étant lecritère primordial, y compris surl’aspect visuel «impeccable» del’Alcmaria et de la Charlotte,autant que les grosseurs commercialiséesdans la segmentation dumarché, font que le début de saisonétait à négocier. «Le retardaccumulé, en dépit du recours à despaillages plastiques pour réchaufferles cultures, nous fait quandmême dire que nous sommes audébut de notre commercialisation,permettant de satisfaire nos acheteurs.» Personnels de la coopérativeet saisonniers apprêtent lescolis d’un à 5 kilos. Les rendementsactuels sont autour de 8 t/ha. Ilsmonteront en fin de campagne à20 t/ha. La pleine récolte est pourdans quelques jours avec despommes de terre à l’étal à 1,5€/kilo «ainsi accessible à tous». Lamoyenne est à 1 €.
Lire la suite dans notre édition du 17 mai

- © A-C

Julien Dorin
En retard, mais au rendez-vous

«La saison a un gros retard. Mais c’est le début de la saison. Les plantations n’ont pas été précoces à cause de l’humidité et le froid de mars-avril-mai qui n’ont rien arrangé» décrit Julien Dorin, producteur à La Couarde 12 ha. «Les premiers arrachages ont été  confidentiels en avril et ont commencé début mai. La qualité sera sur une bonne année. Nous devrions finir plutôt fin juin.» Julien Dorin responsable de la commission maraîchage d’UniRé souhaiterait voir s’installer davantage des jeunes et que les élus passent de la démonstration au concret. «J’espère que l’on verra le nombre d’hectares augmenter dans les prochaines années, parce que les producteurs l’auront voulu et que les élus les auront facilités.» Pas inquiet sur cette «niche stable», il a «choisi» de n’avoir aucune terre en propriété et a tout en fermages. Passionné par l’expérimentation de nouveaux modes culturaux, il est un fervent partisan des rotations. Pas si évident sur si peu de terres… agricoles.

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Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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