L'Agriculteur Charentais 09 mai 2014 à 09h31 | Par Bernard Aumailley

Positionnement - La conjugaison plurielle du décret Pineau pour accroître les marchés

aut-il faire évoluer le Pineau des Charentes vers d’autres modes de production, d’autres segments ? Objet de la table ronde du syndicat des producteurs.

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- © AC 17

Tendancieux le libellé de la table ronde de l’assemblée générale des producteurs de pineau ? Pas vraiment lorsque l’on sait les discussions qui parcourent aujourd’hui le petit landerneau des pinauculteurs : comment faire progresser les ventes et dynamiser l’idée de l’apéro pineau? Sous les grandes affiches de la nouvelle campagne, justement sur ce thème de «l’apéro», les invités n’ont pas vraiment tranché entre modernité et tradition, entre pineaux vieux plus chers et pineau de masse, entre nouvelles étiquettes moins chargées et mise en avant des marques. Sous-entendu aussi que le prix de vente devrait augmenter, question de standing, pour ne pas jouer dans la même catégorie que d’autres apéritifs concurrents. Faut-il, comme Christian Paly, président des comités AOC à l’Inao, ne pas croire que le décret est un carcan, mais bel et bien une feuille de route où expansion et développement sont possibles. «Ancestral et évolutif», « fondé sur la typicité», avec des savoir-faire, objet de structuration viticole qui font «que le produit à des caractéristiques uniques, qui lui permettent de faire la différence avec d’autres productions.» Jean-Marie Baillif reconnaît le côté structurant de l’AOC, «fruit de la longue histoire du pineau» : «mais si nous avons tempêté contre l’image un peu figée de l’INAO, les choses évoluent et nous aident à nous construire. Ce décret est aussi le garant de l’identité de l’appellation, même si nous sommes parfois frustrés de ne pas faire évoluer aussi vite que nous le voudrions l’appellation.» Une chose est sûre, lors de la table ronde, l’appellation, si elle revêt un aspect réglementaire prenant, elle est aussi possession des producteurs. Christian Paly et Pascal Cellier (Inao) sont convaincus : si le cahier des charges, le décret ne correspondent pas à des marchés, économiquement, ils ne servent à rien. Ce qui fera dire à Jean-Marie Baillif que la relecture du décret est une nécessité pour tous les producteurs et semble-t-il suffirait pour y trouver des ouvertures ou des «niches.»

Lire la suite dans l'édition du vendredi 09 mai 2014

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Le chiffre de la semaine
1,9 Mt
Le spécialiste en gestion du risque de prix ODA a estimé le 4 mai que les céréaliers vont conserver 1,9 Mt de blé de la récolte 2015. Ses prévisions indiquent «une baisse des livraisons dans les prochaines semaines et un report possible sur la campagne à venir de 1,9 Mt chez les céréaliers, ce qui ne manquera pas de faire évoluer les prix de la récolte 2015 à la hausse», selon un communiqué. Explication : les producteurs sont tentés de conserver leur blé pour profiter de meilleurs prix.

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