L'Agriculteur Charentais 09 mai 2014 à 09h49 | Par G. Seguin

Potentiel de production - Objectif 8000 hectares en 7 ans

L’Interprofession du cognac propose au Comité de bassin viticole régional d’augmenter la surface plantée de 8000 ha supplémentaires dès 2016 et jusqu’en 2023.

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Les professionnels de la viticulture et du négoce réunis au BNIC sont unanimes pour tenter d’agrandir le costume d’une région du cognac qui affiche aujourd’hui un peu plus de 75 000 hectares.
Les professionnels de la viticulture et du négoce réunis au BNIC sont unanimes pour tenter d’agrandir le costume d’une région du cognac qui affiche aujourd’hui un peu plus de 75 000 hectares. - © AC 17

Il y a longtemps qu’on en parlait au bout des vignes et dans les réunions professionnelles, cette fois on entre dans le concret, même s’il faudra attendre la validation du ministère de l’Agriculture, ce qui n’est pas encore gagné. Echaudées par un passé parfois douloureux, bon nombre de régions viticoles n’ont en effet aucune envie de voir à nouveau des vins (sans IG) issues du vignoble charentais désorganiser les marchés. En attendant, les professionnels de la viticulture et du négoce réunis au BNIC sont unanimes pour tenter d’agrandir le costume d’une région du cognac qui affiche aujourd’hui un peu plus de 75 000 hectares. Ce qui peut sembler insuffisant dans les années à venir avec une perspective de ventes de 21 millions de caisses à l’horizon 2026 (contre 13,4 millions à ce jour) et un vignoble dont la productivité est en baisse en raison des dégâts causés notamment par les maladies du bois. «Notre réflexion est collective, rappelle le président du BNIC Jean-Marc Morel, l’enjeu est de favoriser un développement maîtrisé et piloté de la filière cognac, apporter de la fluidité. La réflexion stratégique conduite dans le cadre du Business Plan Cognac depuis 2012 vise à déterminer le besoin en production nécessaire pour satisfaire la demande des marchés à long terme tout en disposant d’un niveau de stock suffisant. On a enregistré une croissance de 19,5 en volume (et bien plus encore en valeur !) sur les 10 dernières années et il est indispensable qu’on se place tous  dans une démarche d’anticipation prospective ».

Ne pas perdre de temps

Le fait de demander 8000 ha supplémentaires (ce qui porterait la région viticole à 83 000 ha) ne doit surtout pas entraver la démarche de renouvellement du vignoble actuel avec replantations et complantations. «La démarche est lancée mais le taux de renouvellement (3,8 aujourd’hui) est encore insuffisant puisque l’objectif est fixé à 4,4 » précise le vice-président du BNIC Jean-Bernard de Larquier en rappelant aussi que le rendement moyen par hectare n’était que de 10,73 hl Ap entre 2004 et 2013.


Lire la suite dans l'édition du vendredi 09 mai 2014

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Une troisième année de hausse des surfaces se profile pour le sorgho en 2018-19 dans l’Hexagone, indique Semences de Provence (Arterris). Quelque 60 000 ha (+8 % par rapport à la moyenne quinquennale) ont été cultivés en 2018. Des régions moins traditionnelles portent la dynamique : Nouvelle-Aquitaine à 14 976 ha (+19 % sur 5 ans), Centre-Val de Loire à 9 700 ha (+46 %), Pays de la Loire à 3 555 ha (+49 %).

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