L'Agriculteur Charentais 09 mars 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Pour une année blanche à la MSA

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Julien Lucy, Vice-président GAB 17
Julien Lucy, Vice-président GAB 17 - © AC

Vous êtes allés manifester à la préfecture face aux non-paiements des aides bio. Qu’est-ce que cela change ?
Rien pas vraiment… Une cinquantaine d’agriculteurs bio étaient là. M. le préfet s’est engagé à respecter le nouveau calendrier pour des paiements 2015 en juin, fin mars pour les ATR 2016 et à l’automne pour le solde 2016.  Nous sommes dans la mouvance générale des retards de paiements avec le «prétexte» du logiciel. Les montants pour l’agriculture bio ne sont pas si élevés que cela, mais c’est davantage que ce qu’ils avaient anticipé. Il y avait des difficultés à compléter les enveloppes : le principal problème vient du traitement et du délai informatique. Nous allons partir vers d’autres types de mobilisations, devant la MSA notamment pour demander une année blanche.

Quelle est l’incidence dans la filière bio ?
Nous ne constatons pas encore de faillites en bio, mais des retards dans les conversions. L’ensemble des éleveurs sont en difficultés, sans évolution rapide, pourraient arrêter. Le fait que l’Etat soit mauvais payeur case la dynamique bio et décourage. Ces décalages sont incompréhensibles. Des engagements ont été pris en décembre et sont déjà bafoués.


Quel décalage entre le «bio va sauver le monde» et la situation actuelle ?
Totalement. D’un côté on est en train de montrer les externalités positives de l’agriculture bio sur l’eau, les paysages, etc. avec une forte croissance du secteur, avec des discours européens et nationaux et des engagements non tenus depuis 2 ans et une importante incertitude sur l’avenir. Lors de votre entrevue, on nous a rien dit… la question aujourd’hui est de savoir comment résoudre les difficultés grandissantes des agriculteurs bio : nous partons sur d’autres demandes celles d’exonération de cotisations MSA. Les banques posent aussi problème. Elles refusaient de faire des avances sur les aides de l’Etat par manque de confiance de la parole de l’Etat. Les agriculteurs bio ne sont pas plus mobilisés que cela, mais aujourd’hui nous sommes bien dans les difficultés.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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