L'Agriculteur Charentais 04 septembre 2014 à 08h00 | Par bernard Aumailley

Pratique nouvelle : Les viticulteurs mettent le couvert

Engrais verts, entre-rangs enherbés, contrôle des nématodes, les pistes se multiplient dans la région pour doper les vignes.

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Sylvie Liaigre de Charentes Alliance et Philippe Dheyer de Jouffray-Drillaud
Sylvie Liaigre de Charentes Alliance et Philippe Dheyer de Jouffray-Drillaud - © AC17

Souvent montrée du doigt comme forte utilisation de phytosanitaires, et pour cause, la vigne n’en cherche pas moins des solutions. Déjà, la journée de la station viticole avait abordé le sujet, mais la récente plate-forme de Charente-Alliances au lycée du Renaudin ou à Segonzac, fin juillet présentait elle un atelier sur ce thème : installer des couverts spécifiques adaptés à la vigne charentaise. Une expérimentation qui donne ses premiers résultats dans le cadre des fermes Ecophyto-Dephy. Selon Sylvie Liaigre, «nous sommes à la recherche, depuis plusieurs années, de solutions innovantes pour la réduction dans l’utilisation des produits phyto, pulvérisation, Optidose, Movida, traitements obligatoires de la flavescence dorée, travail du sol dans l’inter-rang et sous le rang, etc.» La technicienne expérimentation de Charentes Alliance dévoilait les contours d’une autre innovation : celle des couverts végétaux. «Mais pas question que ce couvert végétal concurrence la vigne en eau et en éléments fertilisants. Les couverts végétaux sont là que de manière temporaire et hivernale, lorsque la vigne est en repos.» Il faut alors les implanter dans la première quinzaine d’août, lors du dernier passage du travail du sol. «Semé trop tard, le passage de la machine à vendanger risque d’être néfaste au couvert. Bien installé, il permet une portance des engins et l’épandage des amendements. Semé trop tôt, il ne faut pas qu’il concurrence la vigne en eau en septembre.» La destruction est prévue au printemps au moment où la vigne repart. Ces couverts végétaux, type engrais verts, devraient faciliter la modulation des apports d’azote. «Leur intérêt est à la fois agronomique et environnemental.»

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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