L'Agriculteur Charentais 29 septembre 2016 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Prendre la crise à bras le corps

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“Une véritable situation de catastrophe pour notre agriculture départementale» C’est par ces mots que la Chambre d’agriculture a communiqué cette semaine dans le quotidien. Reprenant les arguments de la réunion du 5 septembre dernier (voir notre édition du 16 septembre), les OPA alertaient sur «la situation catastrophique de l’agriculture départementale, tant en céréales qu’en élevage.» Selon elles, «même si la situation 2016 n’est pas bonne, et les récoltes à venir peu à même d’améliorer cette situation, la dégradation est avant tout liée à l’accumulation des problèmes depuis trois ans du fait de productions très moyennes, de prix en perpétuelle dégradation, et de coûts de revient élevés du fait d’exigences nationales sur les conditions de production.» Elles poursuivent : «les conséquences sont désastreuses : des trésoreries exsangues,  des détresses de plus en plus cachées mais tout aussi importantes, mais aussi un environnement (services et autres) qui ne peut plus apporter d’aides étant lui-même mis à mal.» La communication de la Chambre d’agriculture donne quelques chiffres : En moyenne sur les  4 dernières années, un céréalier ne dispose que de 500€ par mois pour vivre ; un éleveur laitier fait face à un revenu négatif, et ce malgré les grandes déclarations pour soi-disant soutenir l’élevage ; quant à l’éleveur de viande, le revenu est quasi nul et ce depuis plus de 10 ans. Les OPA ont mis en place un numéro vert : 05 46 48 94 00 et une adresse courriel : contact.criseagricole2016@charente-maritime.chamba gri.fr . «Nous ferons ensuite de faire le point avec chacun des exploitants identifiés, sur leurs exploitations, avec le souci de connaître précisément les situations et de mobiliser ensuite tous ceux qui peuvent contribuer à les améliorer.» Les OPA concluent : «cette situation exige la mobilisation de tous, élus, collectivités, services publics, citoyens, car au rythme où vont les choses ce n’est plus l’environnement qu’il faudra défendre, mais un désert qu’il faudra repeupler.»

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Le chiffre de la semaine
32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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