L'Agriculteur Charentais 16 mai 2013 à 11h23 | Par Bernard Aumailley

Prix du lait - Pas tous à la même enseigne

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Jerome CHABANNE

Les producteurs savent depuis la fin de la semaine dernière, la façon dont sera appliqué l’accord national sur le mois d’avril. Il en ressort que selon les transformateurs, la traduction de l’accord sur les fiches de paie sera différente. Retour en arrière : accord, le 26 avril, médiateur-Le Foll- distribution-transformateur pour un «relèvement immédiat de même ampleur pour le lait collecté à compter d’avril». Acquis de la mobilisation des syndicats et des producteurs sur cette revalorisation. La hausse est approuvée par la GMS, mais… Carrefour et E.Leclerc se sont empressés le jour même de faire savoir qu’ils «s’engageaient dans le dispositif proposé». Le 7 mai, lors d’une table ronde organisée à la préfecture de région, c’est l’ensemble des enseignes de la distribution qui ont approuvé l’accord conclu sur le plan national. Il n’en est pas de même pour les transformateurs régionaux. Les transformateurs quand à eux ont tous communiqué à leurs producteurs en fin de semaine dernière leur niveau de prix du lait pour avril. Toutes les entreprises semblent s’engager à mettre en place l’accord, «ce qui va dans le bon sens» selon Christophe Limoges, président de la section lait de vache FNSEA PC. Or, il s’avère que la rapidité de mise en application de l’accord national sera différente selon les industriels. Dans une lettre adressée aux producteurs par Terra Lacta, Alain Lebret entérine le départ «anticipé» du directeur «essentiellement sur des divergences d’organisation dans la phase de transition et dans sa stratégie future» et parle d’un successeur «plus tourné vers l’amont» et plus «juriste pour contrôler les filiales qui seront nombreuses.» Dans le concret, Terra Lacta fera un prix d’acompte (305 €/t + flexibilité) «pour ne pas retarder la paie du lait» et s’adaptera ensuite. Alain Lebret annonce sur les six derniers mois, un prix du lait «au moins» à 350 €/t. Il annonce aussi une hausse du prix du lait de chèvre sur avril, mai et juin à 520 €/t (492 €/t l’an dernier) et pourrait atteindre 600 €/t en été jusqu’à la fin de l’année. Quant à Eurial les chiffres se situent entre 285 €+ 20, mais seraient considérés comme des avances remboursables en été. «Les coopératives vont semble-t-il mettre plus de temps que les entreprises privées à faire bénéficier leurs producteurs du contenu de l’accord» indique Christophe Limoges «Alors que nous avons conduit des actions pour tous les producteurs de lait, certains vont encore être lésés» poursuit-il, en soulignant «qu’encore une fois, c’est la coopération qui est déficiente». «Les producteurs ne peuvent se contenter d’information hypothétique pour conduire leur exploitation et gérer leur trésorerie» s’insurge-t-il.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui