L'Agriculteur Charentais 01 septembre 2016 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Prix payés en Europe

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Des différences de prix du simple au triple. Le marché intérieur de l'Union est certes un marché unique, mais les prix payés aux agriculteurs peuvent être fortement divergents. Le lait est un cas d'école. Au début de l'été, le lait était trois fois moins payé aux producteurs lituaniens (171 EUR/t) qu'aux producteurs chypriotes (547 EUR/t), indique la Commission, pour une moyenne de 257 EUR/t dans l'Union. «Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le marché intérieur de l'Union européenne est un marché unique mais pas pour tous les produits agricoles et agroalimentaires », rapporte Jean Paul Simier, économiste et directeur agriculture et agroalimentaire de Bretagne Développement Innovation. « Dans chaque pays de l'Union et dans leurs régions, la commercialisation du lait liquide repose sur une multitude de marchés de gré à gré avec des prix et des règles de fonctionnement spécifiques ». En fait, le lait liquide collecté dans les fermes est un produit consommé localement, peu transportable sur de longues distances et pas stockable en l'état. A l'échelle mondiale, seuls 10 % de la production laitière sont exportés et uniquement sous forme de produits transformés (poudre de lait, beurre etc.).
Dans l'Union, l'Irlande écoule 88 % de sa production à l'export, la France 42 % alors que l'Italie et l'Espagne sont déficitaires. Dans ces conditions, le prix du lait payé aux éleveurs néerlandais ou irlandais dépendra davantage des cours mondiaux de la poudre de lait et de beurre qu'en Italie avec des fromages sous appellation. Globalement, le prix du lait payé au producteur dépend beaucoup de la valorisation finale (demande), variable au sein de l'UE, entre pays voire entre régions, et même entre entreprises : fromages de spécialité ou produits industriels, contractualisation spécifique notamment avec des détaillants (Royaume Uni).

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Le chiffre de la semaine
60 %
Au 1er mai, 60 % des nappes phréatiques affichent un niveau modérément haut à très haut, 21 % modérément bas à très bas, 19 % dans la moyenne, indique le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), soulignant une «recharge efficace» grâce aux pluies de début 2018.

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