L'Agriculteur Charentais 12 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Producteur laitier : «Ne me parlez pas de visibilité, il n’y en a pas !»

Jean-Louis Pierrois, à Saint Sauveur d’Aunis, s’inquiète de la «conjoncture laitière» et du manque de visibilité de la filière.

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L’année 2015 serait moins optimiste. C’est presque un euphémisme de le dire : tous les feux clignotent et annoncent une année difficile. Une perspective qui n’enchante guère les producteurs de la région qui voient se profiler les mêmes problèmes récurrents : chute des prix payés, hausse des coûts de production, marasme de la filière viande. Jean-Louis Pierrois n’est pas en reste sur les commentaires de la situation présente, il craint un nouveau 2008 : «nous n’avons aucune visibilité après le 1er avril prochain !» Après les hausses de 2013 (343 € de moyenne au 1000 l) et 2014 (entre 353 et 363 €), une redescente semble plus que probable en 2015. L’éleveur aunisien ne pense pas que l’embellie de ces deux années passées ait permis aux éleveurs laitiers de «se refaire une santé, des trésoreries dans les élevages. Surtout qu’est survenue la crise bovine de vaches de réforme et des veaux de huit jours.» Jean-Louis Pierrois estime qu’il «n’y a eu qu’entretien du capital, de conserver les troupeaux existants.» Point faible des élevages, les trésoreries d’hier et d’aujourd’hui. «Les hausses nous ont simplement permis de survivre, d’espérer.» Janvier 315 €, février 310 €, mars 305 €… les annonces sont anxiogènes. «On nous a rabâché que la cause en était l’embargo russe. C’est un prétexte.» Sur le cas Terra Lacta, seul le premier trimestre est annoncé : «cela veut dire que les entreprises ne veulent pas prendre de risque. Pourtant le maintien de la production laitière passera par-là : savoir où l’on va et comment. 345 € c’est un minimum pour espérer tirer un revenu.» En 2015, le plancher des 345 € pourrait être surélevé au regard de la conjoncture. «D’autant que la fin des quotas et de la mise en place de la contractualisation va intervenir…» lance incidemment Jean-Louis Pierrois. Le syndicaliste FNSEA ne démord pas et ne se départit pas de sa fougue à faire bouger les choses : «les coopératives n’avancent pas sur ces sujets. Les privés ont débuté mais les litiges pourraient être nombreux dans les contrats.

Lire la suite dans notre édition du 13 février

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