L'Agriculteur Charentais 25 août 2016 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Produits laitiers : La passionnaria du lait cru

La chimie en a fait une matière première aux multiples facettes. Mais entre tromperie sur les laits, absence de goût et mode anti-lactose, quel avenir ?

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La rétaise Véronique Richez Lerouge
La rétaise Véronique Richez Lerouge - © AC

Cassandre, Pythie, Don Quichotte ou réaliste ? A lire et à écouter Véronique Richez-Lerouge, le système laitier français va mal. Et les moyens de retrouver du dynamisme passent par une redécouverte des fondamentaux et l’un principal, l’utilisation du lait cru. Sociologiquement et historiquement, la place du lait est indéniable. Foin des anti-lait, que quelques articles promeuvent sans fondement : ces hygiénistes mettent le haro sur des laits… industrialisés. Là le bât blesse. Ces laits-là concentrent des tares de leur process que Véronique Richez-Lerouge dénonce. Non qu’elle prête le flan à la mode végan ou sans lait, bannissant les modes d’élevage, la journaliste, rétaise et spécialiste des fromages français, y voit davantage une perte majeure de qualité nutritive et organoleptique des laits. «Au lieu de traiter les causes, c’est-à-dire la dénaturation de la matière première, on invente de nouveaux produits à fort potentiel économique, pourvu qu’ils rapportent aux multinationales laitières qui ne sont guère inquiètes de la baisse de consommation, ayant toujours un coup d’avance.»

Lire la suite de l'enquête avec l'étude sur les produits industriels dans notre édition papier du 19 août

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui