L'Agriculteur Charentais 19 juin 2014 à 09h33 | Par Bernard Aumailley

Projet - Le lycée Desclaudes lance publiquement son unité de méthanisation

Le lycée veut faire des économies d’énergies, d’intrants et fédérer autour du renouvelable. Présentation aux riverains «inquiets.»

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Les riverains venus entendre expliciter le projet autour du lycée.
Les riverains venus entendre expliciter le projet autour du lycée. - © AC

Comme toujours, c’est innovant et donc cela suscite des interrogations, voire pour certains des inquiétudes. Pourtant, c’est une volonté de tout expliquer que le lycée Desclaudes à Saintes. Surtout que c’est lui, l’EPLEFPA qui est à l’origine pour traiter «in situ» ses résidus agricoles, réduire sa facture énergétique et en plus former ses étudiants à une nouvelle filière agricole et de nouveaux métiers. Et enfin, remplacer les amendements importés par des «renouvelables» locaux.. Et pour se faire, il s’est associé avec la coopérative Charentes Alliances. C’était en 2009, dans un appel à projet de la Région qui a financé l’étude de faisabilité. Ainsi en trois ans, fut démontrée la pertinence technique et économique dudit projet. Au projet initial se sont ajoutés, la société coopérative d’intérêt collectif Poitou Charentes Energies renouvelable, Fertigaz, concepteur et constructeur d’unités de méthanisation et Verdesis, une société de traitement et de valorisation du biogaz. Les déchets à traiter sont ceux d’une exploitation «classique» : déchets d’agriculture, ensilage, fumier, lisiers, menues- pailles. Auxquels il peut donc ajouter ceux d’un lycée (restauration). Mais le projet «peut» inclure des déchets d’abattoirs, des boues d’épuration, des effluents d’industries agro-alimentaires, des déchets de collectivités (déchets verts, déchets de restauration des collèges, lycées ou hôpital de Saintes). On passe, comme c’est le principe de la méthanisation, le tout dans un digesteur. Du digestat, on en fait des épandages directs ou du compostage et l’énergie produite sert à faire de l’électricité pour la repartir dans des habitations ou des bâtiments. Tout n’est pas envisagé pour le projet Desclaudes. L’objectif que s’est assignée la Région est d’atteindre en 2020, dans six ans, 40 à 60 sites en fonctionnement, 30 à 40 MW de puissance électrique. Et à l’heure où son ancienne présidente lance la transition énergétique, le bilan picto-charentais fait état de 8 unités construites ou en construction, 22 projets en cours, 9 en attente de validation, 30 projets en étude de faisabilité.

Lire la suite dans notre édition du 20 juin

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444 M€
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