L'Agriculteur Charentais 20 avril 2017 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Projet présidentiel

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L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture a présenté son «projet présidentiel» : 31 propositions adressées aux candidats aux élections présidentielle et législatives pour orienter les décisions politiques des futurs gouvernants, en faveur d’une agriculture résiliente. Objectif premier : «faire réussir les exploitations agricole». Sur ce volet, l’APCA prône «l’accompagnement, de chaque entreprise agricole vers des systèmes résilients». Pour ce faire, elle présente des propositions assez «traditionnelles», en accord avec les revendications de la FNSEA : développement «des outils de mutualisation du risque économique pour faire face à la volatilité des prix», encouragement à l’épargne par des leviers fiscaux, valorisation des services rendus à l’environnement, soutiens à l’investissement, simplification de la réglementation ou encore allégement des charges sociales et fiscales. « Ces propositions ne sont pas nouvelles, reconnaît Claude Cochonneau, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), mais la profession est obligée de les répéter pour qu’elles entrent dans les programmes des candidats ».

Une politique territoriale
L’APCA, qui rappelle que les agriculteurs font partie des acteurs principaux des zones rurales, a également son mot à dire quant à «la réussite des acteurs économiques dans les territoires ruraux». «On insiste sur la ruralité car le mal-être des agriculteurs n’est pas uniquement dû aux problèmes économiques», explique Claude Cochonneau, qui estime que le «clivage rural/urbain» est également en cause. Ainsi, l’APCA plaide pour «des politiques publiques cohérentes et ambitieuses entre les différents échelons administratifs», du niveau local, au niveau européen. Elle souhaite «conforter les territoires à handicaps naturels», mettre en œuvre «une politique européenne périurbaine», «renforcer les soutiens […] aux projets territoriaux ». Elle demande des règles commerciales plus protectrices pour les agriculteurs et espère que les freins juridiques à l’ancrage territorial de l’alimentation seront levés.

Lire le dossier complet avec les positions des onze candidats sur l'agriculture, ainsi que le "sondage" des représentants agricoles départementaux sur  : "à la place du président, je....." dans notre édition papier du 14 avril

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Le chiffre de la semaine
2 000
En Nouvelle Aquitaine, 2 000 éleveurs seraient impactés par la réforme de la carte des zones défavorisées en ne bénéficiant plus de l’ICHN, ce qui représenterait pour ces exploitations, une perte nette de 15 ME par an. En 2016, 11 500 éleveurs ont bénéficié de cette indemnité pour un montant total de 92 ME. Ils représentent plus de 20 % des bénéficiaires.