L'Agriculteur Charentais 13 novembre 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

«Proposer, se battre et être positif»

David Amblevert : Président de la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV)

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- © Réussir

En quelques mots et chiffres, pouvez-vous présenter la FFPV ?
C’est une association qui a pour vocation de défendre et de faire la promotion de la filière de la pépinière viticole française, une filière reconnue partout dans le monde pour son sérieux sanitaire et génétique. C’est un secteur qui réalise grosso modo de 250 ME à 300 ME de chiffre d’affaires par an avec la production de 200 M de plants par an et 15 M de plants exportés. L’export est cependant en baisse depuis plusieurs années en raison des coûts de production français (60 % du coût d’un plant est un coût lié à la main d’œuvre). La filière pèse 5 000 emplois équivalents temps plein à travers 800 pépinières familiales. Nos clients sont les viticulteurs. Nous avons tenu notre dernier congrès fin octobre en Avignon et plus de 250 professionnels de tout l’Hexagone étaient présents. Nous y avons aussi invité des viticulteurs pour faciliter les échanges avec eux et un certain nombre de délégations européennes. FranceAgriMer a rassuré la filière en affirmant qu’aucun plant flavescent en pépinière n’a été détecté au cours des cinq dernières années, soit 1 milliard de plants indemnes ! et notre profession a accepté de réévaluer de 40 % les cotisations de redevances aux contrôles à FranceAgriMer, sous condition d’une prospection annuelle d’environ 50 % des surfaces de vignes-mères greffons dans la lutte contre la flavescence dorée, sous le contrôle de FranceAgriMer.

Vous y avez aussi lancé un plan de compétitivité…
En effet, face à une situation économique globale difficile, nous avons choisi d’être force de proposition, d’être combatif et positif. L’idée est d’abord de mieux adapter notre offre à la demande de nos clients en prenant en compte certaines tendances en matière de création variétale et en matière de meilleure résistance face à certaines maladies et aux évolutions climatiques. Ensuite, nous avons décidé de faire baisser la pénibilité au travail et de travailler sur les conditions de travail souvent sources d’augmentations de nos charges. Enfin, nous allons travailler aussi sur le poste environnement.

Vous voulez aussi améliorer votre visibilité…
Oui, nous allons lancer un site Web mi-novembre. Nous voulons aussi faire beaucoup de pédagogie auprès de nos adhérents d’abord mais aussi auprès de nos clients. Le métier de pépiniériste viticole est un métier de l’ombre pour le consommateur final mais il nous apparaît comme important de faire savoir ce que nous faisons dans les milieux professionnels et décisionnaires. . Nous sommes aussi en train de travailler sur un futur logiciel de traçabilité. La FFPV vient aussi de se doter d’un logo en propre symbolisant nos principales valeurs.

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27-09-2018 | L'Agriculteur Charentais

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Le chiffre de la semaine
- 10,6 %
A la fin juillet 2018, le cumul sur douze mois du nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs d’activité confondus) s’est élevé à 53 000, soit une baisse de 4,7 % sur un an, indique la Banque de France dans un communiqué un 11 octobre. «Les secteurs de l’agriculture, des activités immobilières et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur douze mois (respectivement - 10,6 %, - 6,8 % et - 6,6  %).» Les défaillances diminuent aussi dans la construction (- 6,4 %) mais elles augmentent dans les transports et l’entreposage (+ 8,7 %).

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