L'Agriculteur Charentais 07 août 2014 à 08h00 | Par Arvalis

Qualité de la récolte : Comment produit-on, mesure-t-on, utilise-t-on des grains germés

Suite aux dernières conditions climatiques, ARVALIS-Institut du végétal répond aux principales questions des agriculteurs et techniciens liées à la qualité.

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- © S. LEITENBERGER

Basées essentiellement sur les résultats 2000 et 2001 (années aux conditions proches de  2014), ces éléments sont complétés par les recherches faites cette année afin de mieux appréhender tous les phénomènes.
Quels sont les facteurs qui ont abouti à cette situation exceptionnelle de grains germés cette année ?
Pour bien comprendre la situation de 2014, quelques rappels physiologiques : Tout d’abord, les excès de chaleur réduisent la durée de la dormance des graines de céréales au cours du remplissage (principalement entre le stade grain laiteux et la maturité physiologique), à ce stade, les excès de chaleur nécessaires pour réduire suffisamment la dormance sont d’autant plus faibles que les variétés sont sensibles à la germination (car leur durée dormance est intrinsèquement plus faible).Après la maturité physiologique, l’état de dormance peut être réduit sous l’action de basses températures (t° moyennes inférieures à 15-16°C) qui ont pour rôle de contourner la dormance, y compris pour les variétés peu sensibles à la germination. Enfin, quand l’état de dormance est faible, la germination peut alors s’exprimer au champ en présence  de  pluies  (imbibition nécessaire de la graine et la pluie véhiculant également l’oxygène nécessaire à la germination).L’étape 1 est peu limitante dans beaucoup de régions en France : il fait suffisamment chaud pour écourter la dormance, pour un grand nombre de variétés.L’étape 2 qui a un poids important, est rarement présente en France, sauf cette année (et aussi en 2000 et 2001 en région nord).L’étape 3 est également peu fréquente et rarement associée à la présence des 2 autres (sauf sans doute 1987 et 1997, dans quelques régions).

Lire la suite de notre dossier spécial dans notre édition du 8 août

Pourquoi en 2014
En  2014,  ces  3  conditions  ont  été  juxtaposées  dans  le  temps  dans  certaines  régions françaises.  Les conditions qui identifient le caractère exceptionnel de la campagne sont les  nombres de  jours  avec  des  températures  fraîches  (inférieures  à  15-16°C)  suivis  de pluies.  L’autre  côté exceptionnel  de  l’année  est  l’importance  des  surfaces  concernées dans  le  pays,  alors  que  les phénomènes  de  germination  sont  classiquement  beaucoup plus localisés.

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44 Millions d’hectolitres
La production française de vin s’annonce inférieure de 4 % à la moyenne des cinq dernières années, indique Agreste, la publication statistique du ministère de l’Agriculture. À 44 millions d’hectolitres, elle s’établirait à un niveau inférieur de 8 % à celui de 2015. Cela en raison du gel du printemps dans les vignobles septentrionaux et de la pression du mildiou un peu partout en France.

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