L'Agriculteur Charentais 23 août 2018 à 10h00 | Par Bernard Aumailley

Qualité des céréales : Le seuil rédhibitoire des 180 secondes

Les blés français sont à 90 % des blés meuniers, à condition qu’ils soient récoltés dans de bonnes conditions et au bon stade de maturation.

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Atlantique Analyses mesure le taux de chute de Hagberg pour déterminer si le blé sera panifiable. À droite, le directeur du laboratoire, Fabrice Crosnier.
Atlantique Analyses mesure le taux de chute de Hagberg pour déterminer si le blé sera panifiable. À droite, le directeur du laboratoire, Fabrice Crosnier. - © AC

Récolter juste avant ou après les pluies a une incidence sur un indicateur important : l’indice de chute de Hagberg. Cette année, avec les orages qui sont parfois venus perturber les récoltes, cette mesure a pu handicaper certains lots, rapporte Fabrice Crosnier, directeur d’Atlantique Analyses, laboratoire situé sur le port de La Pallice à La Rochelle.
L’indice de chute de Hagberg, aussi appelé temps de chute de Hagberg (TCH), mesure l’activité d’enzymes. Une dégradation du TCH résulte ainsi d’un déclenchement de l’activité alpha-amylasique dans les grains. Elle est strictement favorisée par les pluies qui surviennent à partir de la maturité physiologique. Selon Arvalis, «une activité excessive des amylases conduit à l’obtention de pâtes très molles, collantes, ne permettant pas d’être travaillées convenablement. De plus, les produits cuits présentent des colorations brunes très prononcées. Cette activité excessive est donc rédhibitoire pour une utilisation d’un blé dans les industries de cuisson (boulangerie, viennoiserie, biscotterie, biscuiterie...).» C’est là que réside donc le problème : l’utilisation future des céréales.

Lire la suite dans notre édition papier du 24 août

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32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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