L'Agriculteur Charentais 30 octobre 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

«Rationalisation et cohérence accrue des politiques sanitaires»

Michel Combes et J. Paul Dalies : Président de G.D.S. France et Président de FREDON France, tous deux co-présidents de l'A.F.S.E.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Michel Combes et J. Paul Dalies
Michel Combes et J. Paul Dalies - © REUSSIR

Pourquoi ce besoin de coordination au sein d'un nouvel outil créé et baptisé Association française sanitaire et environnementale (AFSE) ?
La vision qui s'est dégagée des Etats Généraux du Sanitaire de 2010 est celle d'une approche globale de la politique sanitaire, tant animale que végétale. Ceci s'est traduit notamment par la création de Comités d'orientation des politiques sanitaires animales et végétales, «parlements du sanitaire», selon les mots du Ministre, et par la constitution de fédérations régionales des organismes à vocation sanitaires (OVS) reconnues comme Associations sanitaires régionales (ASR), pilotes de ces politiques. Maintenant que les F.R.G.D.S. et les FREDON sont reconnues OVS pour cinq ans, il convient d'organiser, coordonner, représenter, conseiller les fédérations régionales qu'elles ont constituées dès 2010, afin que ces Pôles Sanitaires Régionaux soient reconnus comme ASR. C'est l'objet de cette AFSE qui constitue la «tête» de réseau des futurs A.S.R. Pour que l'AFSE joue pleinement ce rôle de coordination et d'harmonisation, nous avons souhaité qu'au coeur de la gouvernance et à côté de nos deux fédérations nationales, siègent les organisations syndicales représentatives, l'A.P.C.A. et Coop de France.

Comment cela se traduit-il concrètement pour vos deux réseaux ?
L'AFSE va permettre de renforcer les habitudes de travail en commun déjà prises depuis 4 ans, dans le respect des spécificités de nos domaines d'activité, l'animal et le végétal. La première étape va être d'apporter aux postes sanitaires régionaux (PSR) toutes les informations leur permettant d'être reconnus comme ASR. La seconde va être d'élaborer, avec notre réseau, mais aussi avec nos partenaires, le cadre général des schémas régionaux de maîtrise des dangers sanitaires, dont l'élaboration et la mise en oeuvre sont législativement confiées aux ASR.

Que cela change-t'il pour les agriculteurs ?
Nous avons la conviction nourrie par l'expérience que cette approche concertée et harmonisée de l'action sanitaire constitue une chance pour l'agriculture française et pour chacun des agriculteurs. Elle doit permettre une rationalisation et une cohérence accrue des politiques sanitaires permettant de renforcer le haut niveau de qualité et de sécurité sanitaires collectives de la ferme France, mais aussi individuelle de chaque agriculteur. Elle doit permettre aussi une meilleure maîtrise des coûts du sanitaire avec une affectation raisonnée des ressources vers des actions et des programmes prioritaires décidés en commun, valorisant nos productions, notamment aux échanges et exportations.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
6 428
Selon l’estimation de l’Observatoire régional de l’agriculture biologique (Orab), pour 2018, les chiffres laissent présager une croissance du nombre d’exploitation bio en Nouvelle-Aquitaine. D’ici la fin de l’année entre 1 100 et 1 200 nouveaux engagements (936 au 1er octobre) devraient être comptabilisés. Ce qui ferait un total de 6 428 exploitations bio.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui