L'Agriculteur Charentais 09 octobre 2014 à 08h00 | Par Thierry Michel

«Réduire le gaspillage alimentaire»

Eric Roux, Porte-parole de l’OCPop (1)

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- © réussir

Quelles sont les dernières données dont vous disposez sur le gaspillage alimentaire ?
Il est intéressant de constater que les acteurs, producteurs, GMS et travailleurs sociaux proposent des regards différents et complémentaires. Que c’est aujourd’hui plus en termes d’actions qualitatives que de chiffres que se posent les questions et les réponses relatives au gaspillage alimentaire.

Constatez-vous une progression ou un ralentissement ?
Un chiffre est toujours constant et pose de nombreuses questions : 40 kg de produits alimentaires sont jetés par an et par famille, dont 30 kg n’ont même pas été ouverts. Ce gaspillage domestique pour l’OCPop semble un levier sur lequel chacun et en particulier les médias peuvent agir, pour mieux gérer son alimentation quotidienne et surtout nos approvisionnements. Nous avons publié une réflexion à l’OCPop sur cette gestion et un moyen de ne pas ou de moins gaspiller à la maison, en prenant comme exemple la soupe. De même, la connaissance de ce quotidien qu’en ont les travailleurs sociaux et les solutions qu’ils sont capables d’apporter, nous semblent importantes à partager. C’est pour ce genre de travail que nous avons dans notre entourage Mireille Dufau qui est conseillère en économie sociale et familiale. 

Quelles sont les dernières tendances que vous avez observées et qui vous paraissent être porteuses pour tenter d’enrayer ce phénomène ?
La lutte contre le gaspillage alimentaire peut intervenir à tous les niveaux, de la production à la maison en passant bien sûr par la gestion des déchets. Deux exemples. Un très pratique, avec la création d’un système de ramassage des poubelles compostables sur Paris. Un autre, plus complexe, donné par Nicolas Guilloux, de la direction marketing de l’enseigne des Mousquetaires, qui s’interroge sur de nouvelles manières de consommer. De manière générale, nous pensons que le partage d’expériences est primordial. Nous allons prochainement publier l’interview d’un Japonais, qui publie des livres au Japon, sur mieux gérer ses approvisionnements, ses placards en cuisine et son réfrigérateur. Nous lui posons une question toute simple : ce que vous faites au Japon, pouvons nous vous emprunter et le faire en Europe ? Les solutions miracles n’existent pas, l’idée providentielle non plus, par contre partageons ce qui marche et essayons de l’adapter à chaque cas particulier.

Quelques conseils à dispenser sur ce sujet ?
Mieux gérer son alimentation et ses approvisionnements. C’est simple, basique et de la responsabilité de chaque citoyen, mais visiblement très compliqué à mettre en place.
(1) Observatoire des cuisines populaires

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.

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