L'Agriculteur Charentais 22 mars 2018 à 09h00 | Par Bernard Aumailley

Regards en arrière, coup d’œil en avant sur un syndicalisme d’équipe

Pas facile de lever le voile sur la PAC 2020. Henri Brichard l’a fait devant les adhérents : beaucoup d’incertitudes encore.

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- © AC

L’après-midi fut dense. Dire toutes les actions menées, opportunes comme celle de Brouage («deux bouillées de joncs détruits») ou moins efficace comme celle de l’emmurage de la DDTM, raconter les multitudes de réunions de concertation, de mises au point, de montage des dossiers ou de crises pour la gestion de l’eau, c’est décrire le quotidien de la FNSEA 17 et de ses élus dans diverses instances. L’assemblée générale de la FNSEA 17 s’est tenue, lundi à Saintes, sous un ciel neigeux. Chaque section ou thématique a fait longuement le point sur les «acquis» ou les «revendications», dénoncé quelques aberrations ou incohérences de gouvernance ou de gestion des dossiers.

Lire la suite dans notre édition papier du 23  mars

Les modes d’action

Cédric Tranquard, déçu de l’absence des parlementaires, trouvait «intéressant, constructif l’axe de la concertation avec la nouvelle équipe de la DDTM.» Il revient sur la dynamique syndicale  : «mieux vaut labourer un marais que d’embêter le public. Nous allons continuer sur des actions de ce type. Sur les zones défavorisées nous avons commencé avant les autres, nous sommes à 95  % écoutés.» Le président de la FNSEA 17 concluait : «on peut se féliciter de s’être bien battu chez nous, mais en Deux Sèvres ils perdent 9 M€ pour 1500 agriculteurs. C’est l’agriculture régionale qui en pâti.» Sur l’éclaircissement promis par Emmanuel Macron pour l’agriculture, il inverse le qualificatif  : «ça s’assombrit plutôt  ! Comment faire de la vente directe des céréales ? Faisons en sorte que les produits de Charente-Maritime soient reconnus. Commençons par une production avec une marque, et élargissons. Mais nous ne valoriserons pas tous les produits faits chez nous de cette manière. Il faut continuer à se battre pour accéder au marché mondial et continuer à exporter. La Pallice est une aubaine pour nous. Félicitons-nous d’avoir des outils pour exporter.» Cédric Tranquard marquait le pas : «les retards de paiements ont insisté les centres de gestion pour précipiter à l’abandon des exploitations. Nous avons crié, crié depuis 3 ans, nous avons eu gain de cause. Mais certains sont restés en rade : ils ne se relèvent pas !» Il imagine un recours juridique pour mise en difficulté, hors de capacité de production, pour des engagements non respectés.

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Le chiffre de la semaine
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C'est en moyenne le poids en kilo de fruits frais achetés par ménage entre janvier et mai dernier. Durant les cinq premiers mois de l’année 2018, les achats en volume de fruits frais des ménages français pour leur consommation à domicile (3 543 kg pour 100 ménages) sont en légère diminution par rapport la même période en 2017 (- 2  %) ainsi que par rapport à la moyenne triennale (- 3 %).