L'Agriculteur Charentais 31 mars 2016 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Rencontre parlementaire : Les limites des députés nationaux et européens dans la discussion agricole

Ils étaient là pour écouter, de part et d’autre. Agriculteurs et parlementaires ont échangé toute une après-midi à Rochefort.

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Autour de Suzanne Tallard, députée et Emmanuel Maurel, député européen, discussion avec la délégation agricole.
Autour de Suzanne Tallard, députée et Emmanuel Maurel, député européen, discussion avec la délégation agricole. - © AC

Lorsque les agriculteurs bloquèrent Saintes le mois dernier, promesse était faite par Suzanne Tallard, députée de réunir les parlementaires du département pour que les agriculteurs exposent la situation. A l’actif de la députée de tenir parole : lundi après midi, à Rochefort, autour d’elle, Catherine Quéré, députée, Bernard Lalande, sénateur, le représentant d’Olivier Falorni et le député européen Emmanuel Maurel. Que des socialistes puisque les autres parlementaires n’avaient pas décidé de s’associer à cette entrevue. Manquaient donc à l’appel Didier Quentin, Corinne Imbert, Daniel Laurent et Dominique Bussereau. Par contre, en face personne ne faisait défaut : chambre d’agriculture, FNSEA 17, confédération paysanne, Jeunes Agriculteur 17 et coordination rurale. L’entrevue fut à huis clos, la presse se contentant des «analyses», après coup où les députés assurèrent le service après-vente de la réunion et où les organisations syndicales ne cachaient pas avoir obtenu «aucune réponse sur le conjoncturel», mais des «éclaircissements» sur le fonctionnement de la politique européenne.

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GMS : Pour un vrai étiquetage de l’origine !

Lundi matin JA et FNSEA 17 ont organisé une opération de vérification de l’origine des produits agricoles dans les grandes surfaces de la zone commerciale d’Angoulins à côté de La Rochelle. L’action intitulée « viande et lait de nulle part » avait pour objectif de contrôler les obligations d’étiquetage des viandes et les accords laitiers du 24 juillet 2015. Les agriculteurs ont pu constater que Leader Price et Lidl ne respectent pas l’engagement d’approvisionnement 100% français du lait, beurre, emmental et crème. En effet, du lait belge, de la crème allemande ou encore de l’emmental hollandais ont été retrouvés dans les rayons. C’est sans compter le bœuf allemand, le canard bulgare et le salami danois. Au niveau de Carrefour, la grande surface s’était préparée à la venue des syndicalistes. Les étiquettes origine France fleurissent de partout et saturent l’œil du consommateur pour mieux le tromper et fondre dans la masse le cervelas allemand et le bacon élaboré avec des porc origine UE. Les éleveurs ont dénoncé et masqué les codes-barres du lait de chèvre allemand, en plein cœur d’une zone d’élevage caprin ! Cette démarche permet de rappeler aux distributeurs que les grands discours au niveau national doivent être suivis d’effet au niveau local et qu’ils ont leur part de responsabilité dans la crise agricole actuelle. Cela a également permis d’apporter des éléments pour la table ronde organisée l’après-midi par les députés locaux.

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A la fin juillet 2018, le cumul sur douze mois du nombre de défaillances d’entreprises (tous secteurs d’activité confondus) s’est élevé à 53 000, soit une baisse de 4,7 % sur un an, indique la Banque de France dans un communiqué un 11 octobre. «Les secteurs de l’agriculture, des activités immobilières et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur douze mois (respectivement - 10,6 %, - 6,8 % et - 6,6  %).» Les défaillances diminuent aussi dans la construction (- 6,4 %) mais elles augmentent dans les transports et l’entreposage (+ 8,7 %).

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