L'Agriculteur Charentais 28 mai 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Rendement : Manquent des pluies bénéfiques pour en faire

Dans quelques semaines, les jeux seront faits : la récolte portera le millésime 2015. Premiers «pronostics» cette semaine.

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- © AC 17

C’est toujours difficile de se risquer à des pronostics tant que les cultures ne sont pas engrangées. Alors techniciens et spécialistes s’aventurent, d’abord à décrire le «passé» de la culture, des cultures, vont chercher dans le climat des raisons, des fondements à leurs explications. Comme des piqûres de rappel pour dire que c’est bien lui qui fait le millésime. En premier dans le discours, le regard se porte sur les températures de l’hiver, sur les pluies de printemps, sur les coups de chaleur de mai… viennent ensuite sur «la pression maladies», puis les variétés. On ne juge complètement l’itinéraire qu’une fois récolté. Jean-Louis Moynier, d’Arvalis Institut du végétal, se plie ainsi à cet exercice : parcourir le temps, puis «sonder» les réserves en eau, commenter ensuite les apports à bon escient d’azote et enfin envisager ce que pourrait être le rendement. «L’année est douce» lance-t-il pour débuter. Cela nous change des habituelles «années atypiques» : douce parce que les températures de l’hiver ne sont ni au rendez-vous à la fin de l’automne, ni en janvier et «un semblant d’hiver en février.»  «Les sommes de températures situent 2015 dans une bonne moyenne… Nous étions à 160°-180° d’avance total fin janvier.» Côté pluies, les courbes montrent bien que les terres ont «profité» des apports de fin d’avril (sur la frange littorale), même si le début de la campagne fut «plutôt arrosé», un hiver plutôt sec, le reste dans les normes. Aunis et Saintonge durent attendre le début mai pour des pluies «bénéfiques, parfois importantes lors du week-end du 1er mai.» Il globalise : «la vision du déroulement de la campagne actuelle donne sur un cumul de pluies relativement bas pour cette année. Nous sommes parmi les années les plus sèches qu’a connues la région.» Il lie cela aux températures.
Lire la suite dans notre édition du 29 mai

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Le chiffre de la semaine
- 10 %
Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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